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PRINCIPALES INFORMATIONS

Nom officiel : Canada  
 
 
Données géographiques 
 
Superficie : 9 984 670 km² (2ème après la Russie)  
Population : 32 378 122 habitants (octobre 2005)  
Capitale : Ottawa  
Villes principales : Toronto, Montréal, Vancouver, Ottawa-Gatineau  
Langues officielles : anglais et français (depuis 1969)  
Monnaie : dollar canadien  
Fête nationale : 1er juillet « Fête de la Fédération »  
 
 
Données démographiques 
 
Croissance démographique : 0,86 % (2003)  
Espérance de vie (1996) : 75 ans pour les hommes ; 81 ans pour les femmes  
Taux d’alphabétisation : 99 %  
Religions (2001) : catholicisme (43,6 %) ; protestantisme (29,5 %)  
Indice de développement humain (Classement ONU 2003) : 0,949 (5ème /177)  
 
 
Données économiques 
 
PIB (2004) : 1126 Mds $CAD (709 Mds d’€) [1CAD = 0,73€ au 3/03/06]  
PIB par habitant (2004) : 30 700 $ (France : 32 900 $)  
Taux de croissance (2005) : 2,8 %  
Taux de chômage (2006) : 6,6 %  
Taux d’inflation (2005) : 2,2 %  
Solde budgétaire (2003-2004) : 3 Mds $CAD  
Balance commerciale (2004) : 6,7 Mds $CAD  
Principaux clients (2005) : Etats-Unis (81,4 %), Japon, Royaume-Uni  
Principaux fournisseurs (2005) : Etats-Unis (66,8 %), Japon, Royaume-Uni  
Part des principaux secteurs d’activités dans le PIB (2004) :  
production de biens (industrie, agriculture) : 31,4 % ;  
services : 68,6 %. 
 
 
 
Gouverneure général, Mme Michaelle JEAN (27.09.05)  
 
Gouvernement du 6 février 2006  
 
Premier ministre, M. Stephen HARPER  
 
Leader du Gouvernement à la Chambre des Communes et Ministre de la Réforme démocratique, M. Robert Douglas NICHOLSON  
Ministre du Commerce international, Ministre de la Porte d’Entrée du Pacifique et des Olympiques de Vancouver-Whistler , M. David EMERSON  
Ministre du Travail et Ministre de l’Agence de Développement économique du Canada pour les Régions du Québec, M. Jean-Pierre BLACKBURN  
Ministre des Anciens Combattants, M. Gregory Francis THOMSON  
Leader du Gouvernement au Sénat, Mme Marjory LEBRETON  
Ministre de la Citoyenneté et de l’Immigration, M. Monte SOLBERG  
Ministre de l’Agriculture et de l’Agroalimentaire et Ministre de la Commission canadienne du Blé, M. Chuck STRAHL  
Ministre des Ressources naturelles, M. Gary LUNN  
Ministre des Affaires étrangères, M. Peter GORDON MACKAY  
Ministre des Pêches et des Océans, Mme Loyola HEARN  
Ministre de la Sécurité publique, M. Stockwell DAY  
Ministre du Revenu national et Ministre de la Diversification de l’Economie de l’Ouest Canadien, M. Carol SKELTON  
Ministre de la Justice et Procureur général du Canada, M. Vic TOEWS  
Ministre de l’Environnement, Mme Rona AMBROSE  
Président du Conseil privé de la Reine pour le Canada, Ministre des Affaires intergouvernementales et Ministre du Sport, M. Michael David CHONG  
Ministre des Ressources humaines et du Développement social, Mme Diane FINLEY  
Ministre de la Défense nationale, M. Gordon O’CONNOR  
Ministre du Patrimoine canadien et de la Condition féminine, Mme Beverley J. ODA  
Ministre des Affaires indiennes et du Nord canadien et interlocuteur fédéral auprès des Métis et des Indiens non inscrits, M. Jim PRENTICE  
Président du Conseil du Trésor, M. John BAIRD  
Ministre de l’Industrie, M. Maxime BERNIER  
Ministre desTransports des Infrastructures et des Collectivités , M. Lawrence CANNON  
Ministre de la Santé et Ministre de l’Initiative Fédérale du Développement économique dans le Nord de l’Ontario, M. Tony CLEMENT  
Ministre des Finances, M. James Michael FLAHERTY  
Ministre de la Coopération Internationale et Ministre de la Francophonie et des Langues officielles, Mme Josée VERNER  
Ministre des Travaux publics et des Services gouvernementaux, M. Michael FORTIER 
 
 
 
Après 13 ans de gouvernement libéral (Jean Chrétien et Paul Martin), les élections du 23 janvier 2006 ont vu la victoire relative du Parti conservateur du Canada (PCC - fusion de l’Alliance canadienne et du Parti progressiste conservateur - 125 sièges). Son chef, Stephen Harper, a constitué un gouvernement minoritaire. Le Parti libéral (103 sièges) forme l’opposition officielle. Le Bloc québécois et le Nouveau Parti démocratique comptent respectivement 51 et 29 sièges.  
 
Le Canada est une monarchie constitutionnelle. Le Chef de l’Etat est la reine Elizabeth II, représentée par un Gouverneur général (Mme Michaëlle Jean, depuis septembre 2005), dont les pouvoirs sont symboliques. Le système politique, régi par la Constitution de 1867 et la Charte canadienne des droits et libertés de 1982, est une démocratie parlementaire de type britannique. Le régime est bicaméral avec une Chambre des Communes, composée de 308 députés élus pour 5 ans au scrutin uninominal à un tour (la majorité absolue est de 155 sièges), et un Sénat, composé de 105 sénateurs inamovibles nommés (jusqu’à leur 75ème anniversaire) par le Premier ministre.  
 
Le Canada est un Etat fédéral composé de 10 provinces et de 3 territoires (par ordre d’entrée dans la Fédération) : Québec, Ontario, Nouvelle-Écosse, Nouveau-Brunswick (1867), Manitoba (1870), Colombie britannique (1871), Ile du Prince Edouard (1873), Territoires du Nord-Ouest (1874), Territoire du Yukon (1898), Alberta et Saskatchewan (1905), Terre-Neuve et Labrador (référendum 1949), Territoire du Nunavut (1999). Chaque province, où la reine Elizabeth est représentée par un Lieutenant gouverneur, est dotée d’un Conseil des ministres, responsable devant l’Assemblée législative et dont les pouvoirs sont très étendus.  
 
Premiers ministres provinciaux : Ralph Klein (Alberta), Gordon Campbell (Colombie Britannique), Patrick Binns (Ile-du-Prince-Edouard), Gary Doer (Manitoba), Shawn Graham (Nouveau-Brunswick), Rodney McDonald (Nouvelle-Écosse) ; Dalton McGuinty (Ontario), Jean Charest (Québec), Lorne Calvert (Saskatchewan), Danny Williams (Terre-Neuve et Labrador).  
 
Chefs de gouvernements territoriaux : Paul Okalik (Nunavut), Joe Handley (Territoires du Nord-Ouest), Dennis Fenti (Territoire du Yukon). 
 
 
 
Politique extérieure 
Le Canada est membre de l’ONU (il a siégé au Conseil de sécurité en 1999-2001), du G8 (il l’a présidé en 2002 et organisé le sommet de Kananaskis en juin 2002), de l’OTAN, l’OMC, l’OCDE, l’OSCE, l’OEA, l’APEC, le Forum de l’ASEAN, le Commonwealth et l’Organisation internationale de la francophonie.  
 
La politique extérieure du Canada est fortement influencée par le voisinage des Etats-Unis, qui partagent avec lui la plus longue frontière terrestre du monde. L’étroitesse de ces liens est manifeste dans les domaines économique, sécuritaire et stratégique. Signé en avril 2006, un accord sur le bois d’œuvre a pour but de mettre fin à un contentieux commercial majeur. Le Premier ministre s’est rendu en visite à Washington le 6 juillet. Sur le plan international, les divergences entre les deux pays portent sur l’intervention en Irak, la diversité culturelle, la justice internationale, le projet américain de bouclier antimissile, la souveraineté dans les zones arctiques... La distance prise vis-à-vis des Etats-Unis se retrouve sur les sujets de société : avortement, mariage homosexuel, peine de mort etc.  
 
Les relations euro-canadiennes relèvent d’un plan d’action et d’une déclaration politique conjointe (1996), largement calqués sur le modèle euro-américain. L’Union européenne est le 2ème partenaire commercial et la deuxième source d’IDE (plus de 40 milliards d’USD, 25% du stock), après les Etats-Unis.  
 
Le Canada privilégie le multilatéralisme (il a ratifié le statut de Rome sur la Cour pénale internationale dont le président est le Canadien Philippe Kirsch) et le recours aux forums internationaux au service de thèmes tels que « la sécurité humaine » (il est l’un des parrains de la Convention d’Ottawa sur l’interdiction des mines antipersonnel) ou « la responsabilité de protéger ». En décembre 2002, il a ratifié le protocole de Kyoto et participe depuis lors aux négociations internationales sur le climat : Montréal a accueilli une conférence internationale en décembre 2005. Cependant, le Canada peine à remplir ses engagements au titre de Kyoto.  
 
L’aide au développement (Afrique, Haïti...), la sécurité internationale et les opérations de maintien de la paix (Afghanistan, Soudan, Haïti et Proche-Orient sont les quatre théâtres d’opérations majeurs dans lesquels les forces armées et de police canadiennes ont été engagées) constituent des priorités de la diplomatie canadienne. Le Canada est l’un des premiers pays à avoir adapté sa législation pour faciliter l’accès aux médicaments génériques dans les pays les plus pauvres. 
 
 
 
La structure économique du Canada est très proche de celle des autres pays du G7/G8 en dépit d’une part plus élevée du secteur primaire (6 %) et du commerce extérieur (72 % du PIB). Parmi les industries compétitives, figurent l’automobile, l’aérospatiale, les transports ferroviaires, les télécommunications, l’information, les biotechnologies, les bois et papiers. Excédentaire, la balance commerciale est cependant fragilisée, du fait de la double dépendance produits (hydrocarbures et matières premières) et marché (Etats-Unis).  
 
Dans les années 1990, l’économie canadienne a renoué avec une croissance soutenue, un taux de chômage et une inflation maîtrisés. La confiance a été retrouvée grâce au rétablissement spectaculaire des finances publiques (l’exercice fiscal 2005-2006 s’est soldé pour la neuvième année consécutive par un excédent budgétaire, de 13,2 Mds de dollars canadiens) et au maintien d’une bonne compétitivité. La mise en œuvre de l’ALENA a toutefois renforcé les liens des économies canadienne et américaine (83 % des exportations canadiennes sont destinées aux Etats-Unis ; 55 % des importations canadiennes en proviennent). Certains secteurs sont, largement (48 % pour les hydrocarbures), voire totalement (automobile), dominés par des intérêts américains. La part du Mexique s’accroît.  
 
Le taux de croissance s’est élevé en 2004 à 2,7 % et en 2005 à 2,8 %. Les prévisions sont revues à la baisse pour 2006 (2,8 %) et 2007 (2,5 %) du fait du ralentissement de l’activité aux Etats-Unis. Le premier budget conservateur prévoit une baisse des impôts, une stimulation de la consommation et un rééquilibrage fiscal au profit des provinces. 

 

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Modifié en dernier lieu le 21.12.2006
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