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PRINCIPALES INFORMATIONS

Nom officiel : République orientale de l’Uruguay  
 
 
Données géographiques 
 
Superficie : 176 220 km2  
Population : 3,5 M  
Capitale : Montevideo (1,38 M)  
Villes principales : Montevideo, Canelones (513 000), Maldonado (151 000), Salto (127 000), Paysandu (118 000)  
Langue officielle : espagnol  
Monnaie : Peso (10 UYU = 0,34€ au 15/06/05)  
Fête nationale : 18 juillet  
 
 
Données démographiques 
 
Croissance démographique : 0,6% par an (indice de fécondité : 2,3 enfant/femme)  
Espérance de vie : 75 ans  
Taux d’alphabétisation : H 97,4%, F 98,2%  
Religion (s) : Etat laïc depuis 1918 (catholiques romains 66%, protestants 2%, juifs 1%)  
Indice de développement humain (Classement ONU) : 40ème / 175 (0,834)  
 
 
Données économiques 
 
PIB (2005) : 17,5 Mds USD  
PIB par habitant (2005) : 5000 USD  
Taux de croissance (2005) : 6,7% (12 % en 2004)  
Taux de chômage (2005) : 12 %  
Taux d’inflation (2005) : 4,9 % (11 % en 2003)  
Solde budgétaire primaire du gouvernement central (2005) : 3,8% du PIB  
Balance commerciale (2004) : -103,8 MUSD (estimation)  
Principaux clients : Union européenne, Brésil, Etats-Unis, Argentine  
Principaux fournisseurs : Argentine, Brésil, Union européenne, Etats-Unis  
Part des principaux secteurs d’activités dans le PIB :  
agriculture : 10,7 %  
industrie : 25,6 %  
services : 58,9 %  
 
 
 
Composition du gouvernement de la République orientale d’Uruguay 
 
Président de la République, M. Tabaré VAZQUEZ (01.03.05)  
 
Gouvernement du 1er mars 2005  
 
Vice-Président de la République, M. Luis HIERRO LOPEZ  
 
Ministre de l’Intérieur, M. José DIAZ  
Ministre des Relations extérieures, M. Reinaldo GARGANO  
Secrétaire d’Etat, Mme. Belela HERRERA  
Ministre de l’Economie et des Finances, M. Danilo ASTORI  
Ministre de la Défense, Mme. Azucena BERRUTI  
Ministre de l’Education et de la Culture, M. Jorge BROVETTO  
Ministre des Transports et des Travaux publics, M. Victor ROSSI  
Ministre de l’Industrie, de l’Energie et des Mines, M. Jorge LEPRA  
Ministre du Travail et de la Sécurité sociale, M. Eduardo BONOMI  
Ministre de la Santé publique, Mme Maria Julia MUGNOZ  
Ministre de l’Elevage, de l’Agriculture et de la Pêche, M. José MUJICA  
Ministre du Tourisme, M. Hector LESCANO  
Ministre du Logement, de l’Environnement et de l’Aménagement du Territoire, M. Mariano ARANA  
Secrétaire général de la Présidence, M. Gonzalo FERNANDEZ  
Adjoint, M. Jorge VAZQUEZ  
 
 
 
Politique intérieure 
 
Institutions  
 
Régime présidentiel. Le Président est élu directement pour 5 ans au scrutin majoritaire à deux tours. Il nomme un Conseil des Ministres qui comprend les Ministres et leurs adjoints (vice-Ministres).  
Le Congrès bicaméral est élu pour 5 ans à la représentation proportionnelle : le Sénat compte 30 membres élus (+ le vice-Président de la République) et la Chambre des Députés 99 membres.  
 
Prochaines élections générales : fin 2009.  
 
Situation politique  
 
Longtemps considéré comme un modèle de démocratie et de stabilité dans le sous-continent, l’Uruguay est entré à la fin des années 1960 dans une période de stagnation économique, doublée d’une radicalisation politique (dont le mouvement "Tupamaro") qui a abouti, en 1973, à l’instauration d’un régime militaire. Elu Président de la République en 1985, M. Sanguinetti, du Parti Colorado, a assuré la transition démocratique. L’alternance traditionnelle entre les deux principaux partis -"Colorado" (libéral, d’orientation laïque), et "Blanco" (droite de type démocrate-chrétien, bien implantée en milieu rural)- a alors repris, tandis que la gauche, regroupée au sein du Frente Amplio, progressait à chaque élection.  
 
Les élections de 1999 portent au pouvoir M. Jorge Batlle (Parti Colorado), mais le candidat de la gauche, M. Tabaré Vazquez, arrive en tête au premier tour avec 39% des voix. Ordonné autour de la réduction des dépenses publiques et de la réforme de l’Etat, le programme du gouvernement Batlle se heurte à la succession des chocs économiques externes : dévaluation du real brésilien, fièvre aphteuse, crise argentine. Une série de réformes est engagée, avec un certain succès, pour tenter de faire face à la récession, avec l’appui des institutions financières internationales. Mais en dépit d’une amélioration de la situation économique à la fin de son mandat, M. Batlle perd ses soutiens traditionnels (blancos), et la gauche poursuit sa progression.  
 
M. Tabaré VAZQUEZ, candidat de la coalition de gauche Encuentro Progresista - Frente Amplio (EP-FA), est élu Président de la République dès le premier tour le 31 octobre 2004 (50,7% des voix). Disposant d’une majorité absolue à la Chambre des députés (53 sièges sur 99) et au Sénat (17 sur 30), M. Vazquez prend ses fonctions le 1er mars 2005. Il s’agit d’une première dans l’histoire de l’Uruguay, où jamais un Président de gauche n’avait exercé le pouvoir.  
 
Depuis un an, le nouveau gouvernement donne la priorité à la convalescence économique, s’efforçant tant de ménager les interlocuteurs étrangers et les institutions financières internationales que de tenir compte, sous la pression de l’aile gauche de la coalition gouvernementale, des besoins sociaux d’une population durement affectée par la crise : 100 millions USD par an devraient être consacrés à un plan d’aide d’urgence.  
 
 
 
Politique extérieure 
 
 
L’arrivée au pouvoir du Frente Amplio n’est pas sans conséquence sur la politique extérieure uruguayenne. Le rapprochement avec les voisins, notamment Brésil et Argentine, devrait en être l’une des principales caractéristiques.  
 
Montevideo abrite le Secrétariat permanent du Mercosur, et ambitionne d’en devenir la capitale administrative et financière. M. Vazquez, partisan déclaré de l’intégration régionale, a contribué à renforcer le rôle de l’organisation.  
 
La présidence uruguayenne (2ème semestre 2005) a abouti à des décisions importantes : simplification des tarifs douaniers ; parlement du Mercosur (qui siègera à Montevideo) ; projet d’adhésion du Venezuela ; mise en place du fonds de convergence structurel (50 MUSD en 2006 et 100 MUSD en 2007).  
 
Premiers partenaires commerciaux, le Brésil et l’Argentine sont aussi les premiers investisseurs en Uruguay. Le gouvernement Vazquez, dont la sensibilité politique est proche de celle des équipes actuellement au pouvoir dans ces deux pays, s’est employé à établir avec eux des relations étroites et confiantes après des années de relative distance. Cependant, l’opposition de la province argentine d’Entre Rios au projet de construction d’usines de pâte à papier sur la rive uruguayenne du fleuve Uruguay a déclenché une crise entre Montevideo et Buenos Aires et conduit le gouvernement argentin à demander l’arbitrage de la Cour internationale de Justice de La Haye.  
 
L’Uruguay est lié à l’Union européenne depuis 1992 par un accord-cadre de coopération économique et commerciale. Un comité conjoint se réunit régulièrement. L’Uruguay est également lié à l’Union européenne par l’accord cadre interrégional de coopération UE-Mercosur de décembre 1995.  
 
L’Union européenne est le 1er investisseur en Uruguay et le 2ème partenaire commercial du pays (18% du commerce uruguayen, derrière le Mercosur, 45%). Principaux partenaires européens : Espagne et Italie.  
 
L’Uruguay du Président Batlle entretenait d’excellentes relations avec les Etats-Unis : coopération policière, soutien à la ZLEA, signature en 2004 d’un accord de protection réciproque des investissements (dont la ratification est en cours devant le Parlement). Le Président Vazquez devra tempérer l’anti-américanisme de certaines composantes de la majorité s’il souhaite poursuivre une politique économique d’orientation libérale.  
 
Le Président Vazquez a rétabli les relations diplomatiques avec Cuba, rompues en avril 2002 suite à la décision du Président Batlle de déposer un projet de résolution à la Commission des droits de l’Homme de l’ONU.  
 
Israël reste un partenaire privilégié et ancien, ce qui s’explique par la présence en Uruguay de l’une des plus importantes communautés juives d’Amérique du Sud, très influente dans le monde des affaires et les milieux politiques.  
 
L’Uruguay est enfin très actif au plan multilatéral, notamment au sein de l’ONU (Minustah), de l’OEA, de l’OMC...  
 
 
 
Economie 
 
L’économie uruguayenne reste dynamisée par les performances à l’exportation de l’agriculture (viande, cuir, céréales, laines et textiles). En dépit de la faible part du secteur agricole dans le PIB (10,7%), ses produits dérivés représentent en effet plus de la moitié des exportations du pays.  
 
Les principaux partenaires commerciaux de l’Uruguay sont les pays du MERCOSUR, en particulier le Brésil (qui absorbe 23,4% des exportations uruguayennes et d’où proviennent 19,8% de ses importations) et l’Argentine (6,1% des exportations - 27,5% des importations). L’Union européenne arrive au deuxième rang, devant les Etats-Unis et l’Asie.  
 
En 2002, l’Uruguay a été touché de plein fouet par la crise argentine. Le chômage a atteint le niveau record de 19% de la population active. Avec le soutien déterminant des Etats-Unis, le FMI a débloqué plus de 1,5 Md USD. Un plan d’ajustement budgétaire et des mesures de relance (secteur de la construction) ont été adoptés. Par ailleurs, le gouvernement a diminué les crédits de la fonction publique et renforcé les programmes d’aide aux populations défavorisées. Mais le service de la dette grève lourdement le budget de l’Etat ; il atteindra un pic en 2006, à 7,2% du PIB (soit 28% des exportations de biens et de services).  
 
La reprise s’est cependant confirmée en 2004 et 2005. La croissance du PIB, +2,5% en 2003, a atteint 12% en 2004 avant de redescendre à 6,7% en 2005. Les exportations ont augmenté (bonne performance de la filière viande) ainsi que les importations. La consommation intérieure a repris grâce à la relance du crédit à la consommation. Enfin, entre décembre 2003 et décembre 2005, le chômage a baissé de 17 à 12%.  
 
 
 

 

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Modifié en dernier lieu le 21.12.2006
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