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PRINCIPALES INFORMATIONS

Nom officiel : République fédérative du Brésil  
 
 
Données géographiques 
 
Superficie : 8 511 965 km²  
Population : 186 millions d’habitants (estimation 2006)  
Capitale : Brasília (2 millions d’habitants)  
Villes principales : São Paulo (18,4 millions), Rio de Janeiro (11,1 millions), Belo Horizonte (4,5 millions), Porto Alegre (3,8 millions), Salvador de Bahia (2,4 millions), Fortaleza (2,14 million), Curitiba (1,6 million), Recife (1,3 million), Belém (1,1 million), Goiânia (1,1 million).  
Langue officielle : Portugais  
Monnaie : Real (BRL) - 1 EUR = 2, 78 BRL  
Fête nationale : 7 septembre  
 
 
Données démographiques 
 
Croissance démographique : + 1,11 % (estimation 2004)  
Espérance de vie : 67,4 (hommes) ; 75,5 (femmes)  
Taux d’alphabétisation : 89 %  
Religions : catholiques (73,6%) ; évangélistes (18%)  
Indice de développement humain (Classement ONU) : 0,777 (65ème rang mondial)  
 
 
Données économiques 
 
PIB (2005) : 795,7 milliards $  
PIB par habitant (2005) : 3 370 $  
Taux de croissance (2005) : 2,3%  
Taux de chômage (2005) : 8,3%  
Taux d’inflation (2005) : 4,7%  
Excédent primaire (2005) : 4,84 %  
Exportations : 100 milliards $ (sept 2006)  
Excédent commercial (2005) : 44,8 milliards $  
Dette extérieure totale (2005) : 22,8% du PIB  
Principaux clients : Etats-Unis, Argentine, Chine, Pays-Bas  
Principaux fournisseurs : Etats-Unis, Argentine, Allemagne, Chine, Japon  
Part des principaux secteurs d’activités dans le PIB :  
agriculture:10,2 %  
industrie:38,6 %  
services:51,2 %  
 
 
 
 
Composition du gouvernement de la République fédérative du Brésil 
Président de la République, Commandant suprême des Forces armées, M. Luiz Inacio LULA DA SILVA (01.01.03, réélu le 29.10.06)  
Vice-Président, M. José ALENCAR GOMES DA SILVA  
 
Gouvernement du 1er janvier 2003  
 
Remanié les 23 .01.04, 22.03.05, 01.08.05, 31.03.06 et 03.07.06  
 
Ministres  
 
 
Ministre de la Défense, M. Waldir PIRES (31.03.06)  
Ministre de la Justice, M. Marcio Thomaz BASTOS  
Ministre des Relations extérieures, M. Celso AMORIM  
Ministre des Finances, M. Guido MANTEGA (26.03.06)  
Ministre des Transports, M. Paulo Sergio de OLIVEIRA PASSOS (31.03.06)  
Ministre de l’Agriculture, M. Luis Carlos GUEDES PINTO (03.07.06)  
Ministre de l’Education, M. Fernando HADDAD  
Ministre de la Culture, M. Gilberto GIL  
Ministre du Travail et Emploi, M. Luiz MARINHO  
Ministre de la Prévoyance sociale, M. Nelson MACHADO  
Ministre du Développement social et de la Lutte cotre la Faim, M. Patrus ANANIAS  
Ministre de la Santé par intérim, M. Jose Agenor ALVARES da SILVA (31.03.06)  
Ministre du Développement, de l’Industrie et du Commerce, M. Luiz Fernando FURLAN  
Ministre des Mines et de l’Energie, M. Silas RONDEAU  
Ministre du Plan, M. Paulo BERNARDO SILVA (22.03.05)  
Ministre des Communications, M. Hélio COSTA  
Ministre de la Science et de la Technologie, M. Sergio REZENDE (19.07.05)  
Ministre de l’Environnement, Mme Marina SILVA  
Ministre des Sports, M. Orlando SILVA JUNIOR (31.03.06)  
Ministre du Tourisme, M. Walfrido MARES GUIA  
Ministre de l’Intégration nationale, M. Pedro Brito NASCIMENTO (31.03.06)  
Ministre du Développement agraire par intérim, M. Guilherme CASSEL (31.03.06)  
Ministre des Villes, M. Marcio FORTES  
 
Rattachés à la Présidence de la République  
Ministre, Président de la Banque Centrale du Brésil, M. Henrique MEIRELLES  
Secrétaire Spéciale, chargée de la Politique pour les Femmes, Mme Nilcea FREIRE  
Secrétaire d’Etat à la Pêche par intérim, M. Altemir GREGOLIN (31.03.06)  
Ministre-Chef du Secrétariat aux Relations institutionnelles, M. Tarso GENRO (31.03.06)  
Secrétaire Spécial de Politiques de Promotion de l’Egalité raciale, Mme Matilde RIBEIRC  
Secrétaire spécial pour les Droits de l’homme, M. Paulo de TARSO VANNUCHI (21.12.05)  
 
Présidence de la République  
Ministre, Chef du Cabinet civil, Mme Dilma ROUSSEF (20.06.05)  
Ministre, Chef du Secrétariat général, M. Luiz DULCI  
Ministre, Chef du Cabinet de Sécurité institutionnelle, Général Jorge Armando FELIX  
Ministre, Avocat général de l’Union, M. Alvaro Augusto RIBEIRO COSTA  
Ministre, Contrôleur général de l’Union par intérim, M. Jorge HAGE (31.03.06)  
Chef du Secrétariat de Communication du Gouvernement et de la Gestion stratégique, (Casa Civil), Mme Dilma ROUSSEF  
 
 
 
 
Politique intérieure 
 
Les institutions brésiliennes : 
Régime fédéral présidentiel  
Le Président nomme les ministres, a l’initiative des lois et dispose du droit de veto.  
Le Congrès, qui élabore et vote les lois, est composé :  
du Sénat fédéral (81 sénateurs, 3 par Etat, élus au suffrage direct et au scrutin majoritaire pour 8 ans).  
de la Chambre des Députés (513 élus au suffrage direct et au scrutin proportionnel pour 4 ans).  
Les lois à valeur constitutionnelle sont adoptées à la majorité des 3/5èmes (308 députés et 49 sénateurs).  
Les 27 Etats disposent de toutes les compétences qui ne leur sont pas interdites par la Constitution, le pouvoir fédéral ayant l’exclusivité en matière de défense, de relations extérieures, de monnaie et de crédit.  
 
Politique : rappel historique 
1985 : fin du régime militaire (instauré en 1964). M. Tancredo Neves est élu à la présidence mais décède avant d’être investi. M. José Sarney est investi Président de la République.  
1989 : M. Fernando Collor est élu au suffrage universel, mais, accusé de corruption, il doit démissionner le 27 décembre 1992. M. Itamar Franco, vice-président, lui succède mais doit affronter des crises politiques.  
 
Cette période d’incertitude s’achève le 3 octobre 1994 avec l’élection à la Présidence de Fernando Henrique Cardoso, dès le 1er tour, avec 54,3 % des suffrages. Candidat du Parti de la Social-Démocratie Brésilienne (PSDB, centre-gauche), il s’appuie sur une alliance avec la droite. Son principal rival, M. Luiz Inácio Lula da Silva (Parti des Travailleurs - PT, gauche) recueille 27 % des voix.  
 
Au cours de son premier mandat, le Président Cardoso a lancé un ambitieux programme de réformes structurelles visant à ouvrir l’économie et à assouplir les monopoles publics. Dans un climat affecté par des tensions sociales et par une grave crise financière, au cours de l’été 1998, il a été réélu dès le premier tour, le 4 octobre 1998.  
 
Les élections municipales d’octobre 2000 ont été marquées par une forte poussée du Parti des Travailleurs, notamment dans les grandes villes, avec les conquêtes de São Paulo et de Recife.  
 
L’action du Président Cardoso a permis de stabiliser, moderniser et développer le Brésil tant en matière économique (investissements étrangers, ouverture de l’économie, contrôle de l’inflation) que politique (consolidation des institutions démocratiques, contrôle financier des Etats fédérés, affirmation du rôle international du Brésil). Mais le gouvernement n’est pas parvenu à réduire les inégalités sociales ni à empêcher la montée du chômage et de la violence.  
 
Aux élections d’octobre- novembre 2002, Luiz Inácio Lula da Silva remporte la Présidence avec 62 % des voix et s’assure, avec les alliés de gauche du PT, une majorité relative au Parlement fédéral. Mais l’opposition conserve conserve le contrôle de la plupart des Etats de la fédération, notamment les plus grands d’entre eux : São Paulo et le Minas Gerais.  
 
Politique : situation actuelle 
La politique économique orthodoxe du gouvernement Lula a rassuré les investisseurs internationaux et permis d’améliorer considérablement la situation financière du pays. Le gouvernement a amorcé des réformes structurelles (réforme des retraites publiques et réforme fiscale notamment) et s’est engagé dans des politiques sociales ambitieuses (plan « Fome Zero » (Faim Zéro), puis surtout le plan « Bolsa Familia » (Bourse Famille) s’adressant à 11 millions de foyers modestes). Le Président Lula s’est appuyé sur une coalition dans laquelle son Parti, le PT, ne disposait que de 91 sièges sur 513 à la Chambre basse. Sur 27 Etats, seuls quatre régions étaient dirigées par des gouverneurs du PT tandis que les formations d’opposition conservaient la gestion des Etats créateurs de richesses du Sud est (São Paulo, Rio, Minas Gerais) et ceux du Sud.  
 
Le Président Lula da Silva a été réélu, le 29 octobre 2006, au 2ème tour de l’élection présidentielle avec 61 % des voix, soit plus de 20 millions de voix d’avance sur M. Geraldo Alckmin (PSDB), ancien gouverneur de São Paulo qui a obtenu 39 % des suffrages. Cette victoire a été acquise au terme d’une campagne de second tour défendant vigoureusement le bilan macroéconomique et social de M. Lula da Silva tout en agitant le spectre de privatisations et de remise en cause des programmes sociaux dans le programme de son adversaire.  
 
Même si la formation de M. Lula da Silva, le Parti des Travailleurs (PT), n’a obtenu qu’un groupe minoritaire tant à la chambre des députés (83 sur 513) qu’au Sénat (11 sur 81), le Président réélu pourra s’appuyer sur le PMDB, parti de centre droit. Sur 27 Etats, 17 sont dirigés par le PT et ses alliés, dont le PMDB. Le PT dispose de cinq gouverneurs (dont deux nouveaux Etats, Bahia et le Pará). L’opposition du PSDB conserve toutefois les puissants Etats de São Paulo et du Minas Gerais.  
 
M. Lula da Silva aura pour tâche de poursuivre son travail de réduction des inégalités, dans un pays aux niveaux de développement contrastés. La réforme des institutions constitue également une nécessité. Les réformes fiscales sont attendues pour diminuer un taux de prélèvements obligatoires record dans la région (39 % du PIB) alors que les investissements publics restent faibles (manque d’infrastructures). Le Président devra aussi trouver le point d’équilibre entre accélération de la croissance, maîtrise de l’inflation et poursuite des programmes sociaux.  
 
 
 
Politique extérieure 
 
Le Brésil aspire à devenir le chef de file continental d’un pôle sud-américain de stabilité, en mesure de faire contrepoids aux Etats-Unis, et une grande puissance émergente, capable de peser dans les affaires du monde. Le Président Lula da Silva a placé la politique étrangère au cœur de son projet politique pour faire du Brésil une « nation mieux respectée, capable de défendre ses intérêts internationalement ». Dans cette perspective, la diplomatie brésilienne est articulée autour de six priorités :  
 
Renforcer le marché commun du cône sud (Mercosul) entre le Brésil, l’Argentine, le Paraguay et l’Uruguay. En s’appuyant sur une alliance stratégique avec l’Argentine, le Président Lula da Silva veut développer le Mercosul sur le modèle de l’Union européenne : achever l’union douanière en 2006 (un programme ambitieux a été défini lors de la réunion du Conseil du marché commun à Montevideo en décembre 2003) et engager une réelle coordination des politiques macro-économiques. Les institutions du Mercosul ont été renforcées (secrétariat exécutif, création du comité des représentants permanents, installation d’un tribunal des différends à Assomption le 13 août 2004).  
 
Etre le moteur de l’intégration et le chef de file de l’Amérique du Sud. Le Brésil est à l’origine du sommet des Chefs d’Etat d’Amérique du Sud (Brasília, 2000 ; Guayaquil, 2002). Il a joué un rôle essentiel dans la création, le 9 décembre 2004, de la Communauté Sud-américaine des Nations, qui s’est réunie en octobre 205 à Brasília. Le Brésil promeut un renforcement des liens entre le Mercosul et la Communauté andine des nations (avec laquelle un accord-cadre de libre-échange a été signé en avril 2004), ainsi que le développement des infrastructures continentales. De même, sous l’impulsion du Président Lula, le Brésil s’implique davantage dans le règlement des crises régionales : Colombie, Venezuela, Bolivie et Haïti (commandement de la MINUSTAH - force internationale de stabilisation).  
 
Mener une diplomatie commerciale offensive. Depuis 1994, le Brésil mène une politique d’ouverture équilibrée vis-à-vis de ses différents partenaires pour élever ses exportations (+ 20 % en 2003). Il joue un rôle moteur dans les négociations de la future zone de libre-échange des Amériques, dont la portée a été réduite sous son impulsion. Avec l’Union européenne, les négociations d’un accord d’association se sont ouvertes en 1999. Ces deux négociations mettent en jeu plus de 70% des échanges actuels du Brésil. Les principaux obstacles portent sur les questions agricoles et les réticences brésiliennes en matière d’accès aux produits industriels, de services et de marchés publics. Membre du groupe de CAIRNS, il a pris, lors de la réunion ministérielle de Cancun (10-14 septembre 2003), la tête du G20 (qui inclut notamment l’Inde, la Chine et l’Egypte) pour lutter contre les subventions à l’exportation et négocier à l’OMC.  
 
Conclure des partenariats stratégiques avec les grands pays émergents et promouvoir la coopération Sud-Sud. La création en juin 2003 d’un forum de dialogue avec l’Afrique du Sud et l’Inde -baptisé IBSA- manifeste la volonté du Brésil de développer ses relations avec les grands pays émergents du Sud. Le Président Lula veut également s’appuyer sur « les racines » du Brésil (deuxième pays noir, après le Nigeria) pour développer ses relations avec l’Afrique et le Moyen-Orient.  
 
Se faire reconnaître comme une puissance, porte-parole des pays pauvres et émergents. Le Brésil est candidat à un siège de membre permanent du Conseil de sécurité. Il veut associer les pays émergents à la définition de règles internationales plus équitables. Il a proposé « une alliance contre la pauvreté et la faim dans le monde » (déclaration conjointe avec les Président Chirac et Lagos (Chili) et Kofi Annan, à Genève, le 30 janvier 2004. Le Brésil s’est engagé en faveur de modes innovants de financement du développement (en participant en particulier à UNITAID, dont il est un des membres fondateur avec la France) et a décidé de participer à la mise en place d’une Facilité Internationale pour l’Achat de médicaments (FIAM) lors de la Conférence de Paris (28 février - 1er mars 2006).  
 
Se poser en promoteur intransigeant du désarmement. Auparavant considéré comme un pays du "seuil nucléaire", le Brésil a ratifié le Traité de non-prolifération, ainsi que le Traité d’interdiction des essais nucléaires en 1998. Depuis cette date, il promeut le désarmement nucléaire.  
 
 
 
Economie 
 
Economie : historique 
 
Jusqu’en 1980, l’économie brésilienne a connu un taux de croissance annuel moyen proche de 6 % qui lui a permis de créer une base industrielle solide. Mais l’endettement consenti pour le développement a entraîné le pays dans la crise de la dette des années 1980.  
 
Dans les années 1990, les réformes, inspirées par le "consensus de Washington", ont combiné privatisation des services et des entreprises publiques, discipline budgétaire et ouverture commerciale. Le "Plan Real" conçu en juillet 1994 par M. Cardoso (alors ministre des Finances) et reposant sur la création d’une nouvelle monnaie (parité ancrée sur le dollar), sur l’ouverture des frontières et sur la désindexation de l’économie, a permis de freiner considérablement l’inflation. Parallèlement, des réformes constitutionnelles en matière économique ont pu être votées : démantèlement du monopole dans les secteurs des télécommunications et du pétrole et allègement des contraintes pesant sur les investisseurs étrangers notamment.  
 
Les crises financières asiatique puis russe ont fragilisé l’économie et les finances du Brésil. Devant la fuite des capitaux, la Banque centrale a laissé flotter le real en janvier 1999. Cette crise a démontré a contrario la capacité de rebond du pays, qui a évité des faillites bancaires en série et a échappé au retour de l’inflation. En outre, sous la pression de la crise, le Parlement a voté les réformes, conflictuelles, des régimes de retraite et de l’imposition sur les mouvements de capitaux. Le Président Cardoso a également réussi à faire voter la loi de responsabilité fiscale des Etats fédérés qui contribue à la discipline budgétaire du pays.  
 
En 2001, le Brésil a souffert d’une baisse de la croissance sous l’effet conjugué d’une sécheresse importante qui a affecté la production hydroélectrique (rationnement de la consommation d’électricité), de la crise argentine et des conséquences des attentats du 11 septembre 2001.  
 
Economie : situation actuelle 
 
Cinquième pays du monde par sa population, treizième économie mondiale en 2005, le Brésil fait partie des pays à revenus intermédiaires inférieurs. Dans le fil des réformes libérales entreprises par le Président Cardoso, la politique vertueuse du Président Lula a permis une amélioration très nette des paramètres financiers brésiliens. Mais le Brésil reste fragilisé par le poids de la dette (plus de 50 % du PIB), même s’il a considérablement réduit sa vulnérabilité externe. L’équilibre financier de l’économie brésilienne est assuré par les investissements étrangers (20 milliards de dollars par an mais une baisse à 9 milliards en 2003, suivie d’une forte reprise depuis 2004) et par le commerce extérieur qui « tire » la croissance depuis 2001.  
 
Les exportations ont fortement augmenté depuis trois ans, ce qui a permis de porter l’excédent commercial à 24,8 Mds $ en 2003, 33 Mds en 2004 et 45 Mds en 2005, et d’obtenir un solde courant légèrement positif, pour la première fois depuis de longues années.  
 
Le Brésil a rééquilibré ses marchés d’exportation en accroissant la part des marchés non-traditionnels (+ 80 % vers la Chine, devenue, avec 6,8 Mds $ d’importations, le 3ème débouché du Brésil). Toutefois, les exportations brésiliennes s’effectuent toujours majoritairement vers l’Union européenne (à hauteur de 23 %), devant les Etats-unis (19 %). Les pays du Mercosur absorbent 10 % des ventes brésiliennes, dont 8,4 % pour l’Argentine. Notons que les exportations brésiliennes se sont accrues en 2004 et 2005 vers l’Union européenne, et, dans une moindre mesure, vers les Etats-Unis.  
 
Face au mouvement de défiance observé sur les marchés de capitaux au printemps 2002, le FMI a accordé, le 7 août 2002, un nouveau programme d’appui financier dont le Président Lula da Silva s’était engagé, avant l’élection, à respecter les objectifs, notamment en matière de contrôle de l’inflation et d’excédent primaire du budget. Tous les objectifs tracés par cet accord ont été respectés. En décembre 2005, les autorités brésiliennes ont annoncé le remboursement par anticipation de ses dettes envers le FMI (15,6 Mds $) et le Club de Paris (2,6 Mds $), témoignant ainsi de la bonne santé économique du pays.  
 
Le très haut niveau des taux d’intérêt en 2003 (plus de 26 %) s’est traduit par une croissance faible de + 0,5 %. La reprise en 2004 (taux de croissance de + 4,9%), obtenue notamment grâce à un assouplissement de la politique monétaire, s’est essoufflée en 2005 (croissance de + 2,3 %), notamment sous l’effet d’un durcissement trop rapide au premier semestre de la politique monétaire destiné à prévenir la surchauffe.  
 
Si le maintien de la politique économique et financière ’’responsable’’ par le gouvernement semble probable, une croissance économique mondiale soutenue, gage d’une robuste demande extérieure, et la permanence des prix des matières premières à des niveaux favorables aux exportations brésiliennes, seront déterminants pour que le Brésil sorte définitivement du ’’ piège de la dette ’’ dans lequel il est englué depuis les années 1980. Il pourra alors retrouver, à moyen terme, des marges de manoeuvre budgétaires lui permettant de financer son lourd déficit d’investissements en infrastructures, qui est l’un des principaux freins structurels à l’accélération et à la soutenabilité de sa croissance.  
 
Situation sociale 
 
La transition du "Plan Real", avec la chute de l’inflation, a contribué à améliorer le pouvoir d’achat des revenus les plus faibles et permis la diffusion des biens durables. Parallèlement, des progrès importants ont été enregistrés dans le domaine de la santé et de l’éducation. Mais la répartition des revenus demeure très inégalitaire et le Brésil reste, selon la formule du Président Cardoso, un pays injuste plutôt qu’un pays pauvre, classé au 65ème rang mondial pour le développement humain.  
Les inégalités sont en effet importantes au Brésil. La moitié la plus pauvre de la population recevait 14,5 % du revenu total en 2000 (contre 13 % en 1991), alors que le dixième le plus riche bénéficiait de 46 % du revenu total (contre 49 % 10 ans auparavant). Plus du tiers de la population vit sous le seuil de pauvreté et la classe moyenne (25 % de la population) est très vulnérable.  
Le Brésil est également marqué par de très fortes disparités régionales, quel que soit l’indicateur choisi. Ainsi la mortalité infantile, bien qu’en forte baisse (de 38 %), reste deux fois plus élevée dans le Nordeste que dans le Sud. Les taux d’équipement en biens durables sont deux à trois fois supérieurs dans le sud du pays. Dans les zones rurales, plus de la moitié de la population a un salaire inférieur au revenu minimum alors que ce taux est de 25 % en zone urbaine. On distingue traditionnellement trois Brésil :  
 
1) Le Brésil développé. Il représente la moitié de la population brésilienne : sept Etats du sud (Rio Grande do Sul, Santa Catarina, Paraná, São Paulo, Mato Grosso do Sul, Rio de Janeiro, Espírito Santo) et Brasília. 
 
2) Le Brésil intermédiaire. Il représente un brésilien sur six : six Etats contigus, de la frontière vénézuélienne au Minas Gerais (Roraima, Amazonas, Rondônia, Mato Grosso, Goiás, Minas Gerais) et l’Amapá (frontalier de la Guyane française). 
 
3) Le Brésil pauvre. Il représente un tiers de la population brésilienne : neuf Etats du Nordeste (Alagoas, Bahia, Ceará, Maranhão, Paraíba, Pernambouc, Piauí, Rio Grande, Sergipe) et les trois Etats amazoniens les plus défavorisés (Acre, Pará et Tocantins). 
Depuis 1995, le Brésil connaît également une montée du chômage et du travail dissimulé, sous l’effet de l’ouverture économique et des restructurations d’entreprise. La population active au Brésil comprend 79,3 millions de personnes dont 71,7 millions ont un emploi. Le taux de chômage officiel a fortement augmenté pendant le second mandat du Président Cardoso : il est passé de 5,4 % à 7,6 % en 1998. L’application des normes internationales a fait bondir le taux officiel à 10,5 % fin 2002. Il a atteint 12,2 % en 2003 avant de diminuer en 2004. Le travail déclaré représentait seulement 45 % de la population active en 2002 après avoir atteint son niveau le plus bas en 2000 (43 % de la population active).  
Une violence croissante. Depuis le milieu des années 1990, les effets du trafic de drogue ont contribué à la montée de la délinquance et de la violence. Les puissantes organisations criminelles liées au trafic de drogue contrôlent les quartiers pauvres des grands foyers urbains. Les forces de affrontent difficilement la délinquance de voie publique et le Brésil est un des pays d’Amérique latine où le taux d’homicides est le plus élevé (20 fois supérieur à celui de la France).  
 
 
 

 

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Modifié en dernier lieu le 21.12.2006
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