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PRINCIPALES INFORMATIONS

Nom officiel : Etats-Unis d’Amérique  
 
 
Données géographiques 
 
Superficie : 9 629 047 km² (4ème rang mondial, 17 fois la superficie de la France)  
Population : 300 millions d’habitants (au 17 octobre 2006).  
Capitale : Washington (0,56 M. d’h., 7,61 M. d’h. pour l’agglomération)  
Villes principales : New York (8,09 M. d’h.), Los Angeles (3,7 M. d’h.), Chicago (2,9 M. d’h.), Houston (1,96 M. d’h.), Philadelphie (1,51 M. d’h.), Phœnix (1,32 M. d’h.), San Diego (1,23 M. d’h.) [source : US Census 2000]  
Langue(s) officielle(s) : Les Etats-Unis n’ont pas de langue officielle. L’anglais est la langue maternelle de 80e la population (17our l’espagnol et 1,7our le français)  
Monnaie : le dollar  
Fête nationale : 4 juillet (Independence Day).  
 
 
Données démographiques 
 
Les Etats-Unis connaissent une forte croissance démographique : 1ar an, 13,1ntre 1990 et 2000 (contre 3,4our l’UE). La population américaine devrait se situer en 2050 à 420 millions ( 49n 50 ans). Les projections du Bureau du recensement soulignent le rôle moteur de l’immigration dans la croissance de la population américaine à l’horizon 2050 et ses conséquences quant à la composition ethnique des Etats-Unis :  
L’immigration compensera les effets de la faible natalité, les Etats-Unis ne faisant pas exception à la tendance générale de la baisse de la fécondité (taux de fécondité de 1,8 parmi la population blanche non hispanique).  
Les Hispaniques constituent désormais la 1ère communauté ethnique des Etats-Unis (14,5e la population totale) et devraient représenter en 2050 le quart de la population américaine.  
 
 
Données sociales 
 
Espérance de vie : 74,8 ans pour les hommes, 80,1 ans pour les femmes  
 
Taux d’alphabétisation : 970D 
 
Indice de développement humain (classement ONU) : 8ème en 2006.  
 
Les problèmes sociaux se sont aggravés ces dernières années : 37 millions d’Américains, soit 12,7e la population, se situent en dessous du seuil de pauvreté (9 645 dollars pour une personne seule, 19 307 dollars pour une famille de quatre personnes). Ce pourcentage est en augmentation régulière. 15,6 millions d’Américains (5,4e la population totale) sont considérés comme très pauvres (revenus de moitié inférieurs aux seuils précités). 46,6 millions d’Américains dont 8,4 millions d’enfants sont dépourvus d’assurance santé, soit 15,9e la population.  
 
Religions : protestants (52 catholiques (26 juifs (1,4 musulmans (0,6 Il n’existe pas de religion d’Etat et l’on peut pratiquer librement le culte de son choix. 85 es Américains se déclarent croyants. Les protestantismes traditionnels déclinent au profit du courant évangélique. Les experts des questions religieuses soulignent toutefois la progression régulière de l’agnosticisme (15n 2001 contre 8,4n 1990).  
 
 
Données économiques 
 
PIB (2005) : 12 760 milliards de dollars - (France : 2 137 milliards de dollars)  
PIB/hab (2005) : 42 053 dollars - (France : 34 000 dollars)  
Part des principaux secteurs d’activités dans le PIB :  
agriculture : 2  
industrie : 18  
services : 800D 
Taux de croissance (2005) : 3,50D 
Taux de croissance des prix à la consommation (2005) : 3,30D 
Taux de chômage (2005) : 4,60D 
Solde budgétaire (année fiscale 2006) : - 248 milliards de dollars (soit 1,9u PIB)  
Balance commerciale (2005) : 726 milliards de dollars (le déficit avec la Chine - environ un tiers du total - est le premier déficit bilatéral des Etats-Unis).  
Principaux clients par ordre décroissant : Canada, Mexique, Japon, Chine, Royaume-Uni, Allemagne (France au 9ème rang).  
Principaux fournisseurs par ordre décroissant : Canada, Chine, Mexique, Japon, Allemagne, Royaume-Uni (France au 10ème rang).  
 
 
 
Gouvernement du 20 janvier 2005 (Remanié le 08.11.06)  
 
Vice-Président, M. Richard B. CHENEY (20.01.2001)  
Secrétaire d’Etat, Mme Condoleezza RICE  
Secrétaire au Trésor, M. Henry PAULSON  
Secrétaire à la Défense, M. Robert GATES (depuis le 08.11.06)  
Secrétaire à la Justice (Attorney general), M. Alberto R. GONZALES  
Secrétaire à l’Intérieur, M. Dick KEMPTHORNE  
Secrétaire à l’Agriculture, M. Mike JOHANNS  
Secrétaire au Commerce, M. Carlos GUTIERREZ  
Secrétaire au Travail, Mme Elaine L. CHAO  
Secrétaire à la Santé, M. Michael O. LEAVITT  
Secrétaire au Logement et au Développement urbain, M. Alphonso R. JACKSON  
Secrétaire aux Transports, Mme Mary E. PETERS  
Secrétaire à l’Energie, M. Samuel W. BODMAN  
Secrétaire à l’Education, Mme Margaret SPELLINGS  
Secrétaire aux Anciens combattants, M. Jim NICHOLSON  
Secrétaire à la Sécurité intérieure, M. Michael CHERTOFF 
 
 
 
 
POLITIQUE INTERIEURE 
 
1/ Alors que les Républicains contrôlaient le Congrès depuis 1994, les élections de mi-mandat du 7 novembre 2006 se sont soldées par une large victoire du parti démocrate. Celui-ci remporte la majorité tant au Sénat (51 sièges sur 100, soit un gain de 6 sièges) qu’à la Chambre des Représentants (233 sièges sur 435, soit un gain de 30 sièges), ainsi que dans les Etats fédérés (28 postes de gouverneur sur 50, soit six de plus, et une majorité de législatures).  
Le même jour, les électeurs étaient appelés également à se prononcer, notamment sur des sujets de société (avortement, mariage homosexuel, recherche sur les cellules souches...), dans le cadre d’environ 200 référendums d’initiative locale.  
2/ De manière atypique pour un scrutin de cette nature, c’est un enjeu national de politique étrangère qui a été déterminant, l’Irak - une majorité d’Américains désapprouvant désormais l’intervention militaire. À l’issue de ces élections M. Robert Gates a succédé à M. Donald Rumsfeld au poste de secrétaire à la Défense.  
La bonne conjoncture économique - forte croissance sur cinq ans, inflation contenue, faible taux de chômage, réduction anticipée du déficit budgétaire - n’a pas été portée au crédit des Républicains. Au malaise des classes moyennes (« middle class insecurity »), s’est ajoutée, ici ou là, la préoccupation liée aux délocalisations.  
3/ Le nouveau Congrès (le 110ème dans l’histoire parlementaire américaine) se réunira à partir de janvier 2007. La Chambre des Représentants sera présidée par Mme Nancy Pelosi, élue de Californie et jusqu’alors chef de la minorité démocrate, qui devient ainsi le troisième personnage de l’Etat. Le chef de la majorité démocrate à la Chambre sera M. Steny Hoyer (élu du Maryland) ; son homologue au Sénat devrait être M. Harry Reid (élu du Nevada).  
Le Congrès ne lancera pas, a-t-il été annoncé, de procédure d’« impeachment » (mise en accusation) à l’encontre du Président et ne coupera pas dans les crédits destinés aux troupes en Iraq. Dans le court terme, le travail parlementaire pourrait porter sur l’assurance maladie, la revalorisation du salaire minimum, la relance de la réforme de l’immigration...  
4/ L’équilibre des pouvoirs et le « divided government » (la règle plutôt que l’exception depuis quelques décennies) inclinent traditionnellement à la recherche du compromis et du consensus bipartisan. Chef de l’exécutif, commandant en chef des armées, le Président détient un droit de veto suspensif (« surmontable » par un vote du Congrès à la majorité des deux tiers). Il ne peut nommer les hauts responsables fédéraux que sur avis conforme du Sénat. Outre le vote des lois et budgets, le Congrès dispose d’un pouvoir de contrôle et d’investigation (auditions et commissions d’enquêtes).  
Elu en novembre 2000 et réélu en novembre 2004, le Président Bush ne peut se représenter. La prochaine élection présidentielle se tiendra en novembre 2008. 
 
 
 
POLITIQUE EXTERIEURE 
 
Deux priorités sont assignées à la diplomatie américaine : la guerre contre le terrorisme et la lutte contre la prolifération des armes de destruction massive, notamment nucléaires. Ce sont elles qui expliquent l’engagement militaire en Afghanistan (2001) et en Irak (2003), ainsi qu’à l’heure actuelle l’attitude de fermeté face aux ambitions nucléaires de l’Iran et de la Corée du Nord.  
S’il reconnaît que la liberté ne peut être imposée de l’extérieur et que la démocratisation est l’œuvre de plusieurs générations, le gouvernement américain n’en appelle pas moins au refus du statu quo au Moyen-Orient, mais aussi aux marches de la Russie (Ukraine, Caucase, Asie centrale).  
Volontariste par souci de promouvoir la liberté et la démocratie, la politique étrangère américaine est unilatéraliste sur certains sujets globaux, comme l’environnement (refus du Protocole de Kyoto) ou la justice internationale (refus de la Cour pénale internationale, retrait du protocole optionnel de la Convention de Vienne sur les droits consulaires). Les Etats-Unis se sont opposés au projet de Convention sur la diversité culturelle (adopté par l’UNESCO en octobre 2005), et à la résolution créant le Conseil des droits de l’Homme (adoptée par l’Assemblée générale des Nations unies en mars 2006).  
L’émergence de la Chine inquiète une partie de l’opinion publique et du Congrès ; sous l’impulsion du secrétaire au Trésor, Henry Paulson, l’administration a décidé d’engager avec ce pays un « dialogue économique stratégique ». Avec l’Inde, un accord de coopération nucléaire civile a été conclu en mars 2006. La relation avec la Russie s’est dégradée (droits de l’homme, Géorgie), sans empêcher la discussion sur les dossiers d’actualité (Iran, Corée du Nord, Liban...).  
Depuis la visite du Président Bush aux sièges des institutions européennes à Bruxelles en février 2005 (une première), les relations euro-américaines, un temps affectées par les divergences sur l’Iraq, ont été relancées. La volonté commune de tourner la page, la reconnaissance par les Etats-Unis du poids de l’Union européenne et de sa capacité d’attraction et un contexte international plus propice ont créé un nouveau climat. Le sommet UE/Etats-Unis de Vienne, en juin 2006, a permis d’affirmer la solidarité transatlantique sur les questions globales et plusieurs dossiers régionaux. 
 
 
 
ECONOMIE 
 
La prospérité américaine repose sur un vaste marché intérieur en constante expansion grâce à l’immigration (la population des Etats-Unis devrait être de 420 millions d’habitants en 2050), une internationalisation très poussée (investissements des multinationales américaines à l’étranger) et une suprématie technologique (fondée sur l’importance des crédits consacrés à la recherche-développement et un réseau d’universités et de laboratoires travaillant étroitement avec les firmes industrielles). Avec l’accord de libre-échange nord-américain (ALENA, soit NAFTA en anglais), entré en vigueur le 1er janvier 1994, les barrières douanières entre le Canada, les Etats-Unis et le Mexique ont été supprimées pour former un marché de près de 400 millions de consommateurs. La conclusion d’autres accords de libre-échange, régionaux (zone Amériques, zone APEC...), voire bilatéraux, s’avère plus problématique.  
 
L’économie américaine se caractérise également par un niveau élevé d’endettement vis-à-vis de l’étranger. Les déficits budgétaire (248 milliards de dollars en 2005, soit 1,9u PIB) et commercial (726 milliards) provoquent un besoin de financement extérieur auquel répondent principalement les banques centrales des pays asiatiques (Japon, Chine, Corée du Sud) en acquérant des titres américains (le Japon en détient plus de 800 milliards, la Chine 242 milliards) grâce aux excédents dégagés du commerce avec les Etats-Unis. La dette brute de l’ensemble des administrations publiques des Etats-Unis se rapproche des 70u PIB. Un élément-clé de la prospérité américaine est donc la capacité de financement de l’Asie.  
 
L’endettement des ménages est particulièrement élevé, dans un contexte de ralentissement du marché de l’immobilier - ce qui entraîne une perte de revenu, notamment pour la classe moyenne, et des risques de décélération de la croissance. Les inégalités se creusent, frappant notamment la classe moyenne. Environ 47 millions d’Américains, dont de nombreux salariés, sont dépourvus d’assurance maladie.  
 
L’ampleur du déficit commercial (6u PIB) reflète non seulement la hausse du coût de l’énergie mais aussi, plus profondément, le déclin de l’industrie traditionnelle. La demande de produits manufacturés dans une économie en forte croissance est satisfaite pour de nombreux secteurs (automobile, métallurgie, sidérurgie, biens d’équipement, meubles, plastiques, chimie, textile, jouets) par des achats à l’étranger et non par la production nationale. L’emploi industriel, hors technologies de l’information, a fortement régressé : il représente moins de 8 es emplois contre 11n 1996. Ainsi, le textile a perdu 374 000 emplois entre 2001 et 2004, soit le tiers de ses effectifs. L’économie américaine devient, presque exclusivement, une économie de services.

 

(c) Observatoire d'Analyse de la Politique Internationale des Etats Americains-Observatorio de Analisis de la Politica Internacional de los Estados Americanos - Créé à l'aide de Populus.
Modifié en dernier lieu le 23.12.2006
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