PRINCIPALES INFORMATIONS
Nom officiel : République Dominicaine
Données géographiques
Superficie : 48 734 km²
Population (estimation 2005) : 8,5 Millions d’hab.
Capitale : Saint Domingue (3 millions d’hab)
Villes principales : Santiago de los caballeros, La Romana.
Langue (s) officielle (s) : espagnol
Composition ethnique : Européens 16%, Afro-américain 11%, métis 73%
Monnaie : Peso dominicain.
Taux de change : 1 $= 32,15Pesos (fin avril 2006)
Fête de l’Indépendance : 27 février
Données démographiques
Croissance démographique (PNUD, taux de croissance par an entre 2003-2015) : 1,3 %
Espérance de vie (2004, PNUD) : 67,2 ans
Taux d’alphabétisation (PNUD) : 84%
Religion (s) : 95% de catholiques
Indice de développement humain (ONU, 2005) : 0,749 ; 95ème sur 177 pays
Données économiques
PIB (estimation 2005) : 28, 3 Mds$
(France : 1 648,40 milliards d’euros en 2004)
PIB par habitant (2005) : 3247 $
(France : 26 510 € en 2004)
Taux de croissance (2005) : 9,3%
Taux de chômage (2004) : 18,4 %
Taux d’inflation (2005) : 7,4 %
Dette publiquetotale (2004) : 60 % du PIB
Principaux clients (2003) : USA (84,5%), Union européenne (7,4% dont Royaume-Uni 1,4%), Canada (1,5%), Haïti (1,5%)
Principaux fournisseurs(2003) : USA (49,6%), Venezuela (11,3%), Union européenne (9,6%), Mexique (4,4%) et Colombie (3,1%)
Part des principaux secteurs d’activités dans le PIB (2005) :
- agriculture : 11 %
industrie : 31 %
services : 58 %
Composition du gouvernement de la République Dominicaine
Président Constitutionnel de la République, M. Leonel FERNANDEZ (16.08.04)
Gouvernement du 16 août 2006
Remanié le 09.11.06
Ministres
Secrétaire à la Présidence, démission de M. Danilo MEDINA SANCHEZ (09.11.06), non remplacé
Ministre des Forces armées, Mayor General Ramón Antonio AQUINO GARCIA
Ministre des Affaires étrangères, M. Carlos MORALES TRONCOSO
Secrétaire Technique de la Présidence, M. Juan Temistocles MONTAS
Secrétaire Administratif de la Présidence , M. Luis Manuel BONETTI
Ministre de la Justice, M. Radhamés JIMÉNEZ PEÑA
Ministre des Finances, M. Vicente BENGOA
Ministre de l’Industrie et du Commerce, M. Francisco Javier GARCIA
Ministre de l’Education, Mme Alejandrina GERMAN
Ministre de l’Intérieur et de la Police, M. Franklyn ALMEYDA
Ministre de l’Enseignement supérieur, de la Science et de la Technologie, Mme Ligia AMADA MELO
Ministre des Sports, de l’Education physique et des Loisirs, M. Felipe JAY PAYANO
Ministre de l’Agriculture, M. Salvador JIMÉNEZ A.
Ministre des Travaux publics et des Communications, M. Manuel DE JESUS PEREZ
Ministre de la Culture, M. José Rafael LANTIGUA
Ministre du Travail, M. José Ramon FADUL
Ministre du Tourisme, M. Felix JIMENEZ
Ministre de la Santé publique et de l’Assistance sociale, M. Sabino BAEZ
Ministre de la Jeunesse, M. Manuel CRESPO
Ministre de la Femme, Dr Flavia GARCIA
Ministre de l’Environnement, M. Max PUIG
Ministres sans Portefeuille
Secrétaire d’Etat, M. Eduardo SELMAN
Surintendant des Assurances, M. Euclides GUTIERREZ FELIX
Secrétaire d’Etat, M. Miguel MEJIA
Assistant spécial du Président, M. José Joaquin BIDO MEDINA
Conseiller agricole du Président, M. Amilcar ROMERO
Directeur général du Métro de Saint-Domingue, M. Diandino PENA
Conseiller juridique du Pouvoir Exécutif, M. Cesar PINA TORIBIO
Président du Conseil de Direction d’INDOTEL (Compagnie générale de Téléphone), M. José Rafael VARGAS
Conseiller de Presse de la Présidence, M. Rafael NUNEZ
Politique intérieure
Histoire :
La découverte de l’île, baptisée Hispaniola, par Christophe Colomb en 1492 ouvre une période jalonnée de colonisations et interventions directes extérieures successives (espagnoles, françaises, haïtiennes et américaines). Le territoire de l’actuelle République dominicaine est en fait issu d’un partage effectué à la suite du traité de paix de Ryswick (1697) qui divisa l’île en deux : la partie occidentale (la future Haïti) revint à la France, tandis que l’Espagne obtenait la partie orientale.
L’île fut annexée par Haïti de 1822 à 1844 lorsqu’une insurrection chassa la garnison haïtienne de Saint-Domingue et proclama la République Dominicaine.Fragilisée par la menace des invasions haïtiennes, la République dominicaine, conduite depuis 1844 par le président Pedro Santana, sollicita l’Espagne qui annexa de nouveau le pays. La présence de l’Espagne ne parvint pas à mettre fin à l’instabilité et, en février 1865, les Dominicains recouvrèrent leur indépendance. Des années d’instabilité politique (dont l’occupation américaine de 1916 à 1924) ont alors précédé la dictature de Rafael Trujillo qui prend le pouvoir en 1930.
Institutions :
Il s’agit d’un régime présidentiel. Le Parlement comporte un Sénat (32 membres élus au suffrage universel direct pour quatre ans) et une Chambre des députés (151 membres élus au suffrage universel pour quatre ans).
Président de la République (qui est également le chef de gouvernement) : M. Leonel FERNANDEZ REYNA (depuis le 16 août 2004)
Dernières élections parlementaires : 16 mai 2006
Prochaines élections présidentielles : mai 2008
Ministre des Affaires étrangères : M. Carlos MORALES TRONCOSO (au 16 août 2004)
Parti majoritaire : Parti de la libération dominicaine (PLD), autrefois de gauche (parti de l’ancien Président Juan Bosch) aujourd’hui nettement libéral et proche des élites. Il dispose de 22 sénateurs et de 96 députés.
Opposition :
Parti révolutionnaire dominicain (PRD), social-démocrate qui est représenté par 6 sénateurs et 60 députés.
Parti réformiste social-chrétien (PRSC), démocrate-chrétien à tendance populiste, dont le chef était M. Joaquin Balaguer (collaborateur du dictateur Trujillo, président de 1966 à 1978 et de 1986 à 1996). Le PRSC est représenté par 4 sénateurs et 22 députés.
Actualité politique :
Successeur du dictateur Trujillo (1930-1961), M. Balaguer (PRSC) incarna jusqu’en 1996 la continuité d’un régime présidentiel. Le mandat de son successeur, M. Fernandez (PLD) fut caractérisé par la croissance et la modernisation.
En 2000, Hipolito Mejia, (PRD), est élu sur un programme de lutte contre la pauvreté (santé, éducation, logement), mais s’inscrivant dans une certaine continuité : soutien à la croissance et à l’initiative privée, appui aux forces de l’ordre (armée et police), volonté de réaliser des réformes de structure dans les services publics, notamment dans la distribution d’électricité.
Les mesures en faveur des plus démunis, dans une société très inégalitaire, ne compensent cependant pas l’accroissement de la pression fiscale, tandis que perdure le clientélisme et que l’administration reste peu efficace. Le ralentissement économique attisant le mécontentement, le gouvernement lance des emprunts extérieurs en vue de réaliser des investissements publics. Aux élections législatives de 2002, le pays renouvelle sa confiance à M. Mejia, confortant sa position au Congrès.
Toutefois, la chute du peso, les scandales politiques, le manque de volonté dans la lutte contre le trafic de drogue, la banqueroute enfin de trois des principales banques dominicaines (avril 2003) ont créé les conditions de la victoire de son concurrent, l’ancien Président Leonel Fernandez, aux présidentielles de mai 2004, dès le premier tour, avec 57% des voix (investiture le 16 août 2004).
Un an après les élections, M. Fernandez peut se prévaloir d’un rétablissement notable des principaux indicateurs économiques et financiers. Ces succès ne peuvent néanmoins masquer l’absence d’une assise politique réelle pour lancer les réformes indispensables et s’attaquer non seulement aux problèmes de la corruption et de la criminalité mais aussi aux difficultés du secteur électrique.
Les récentes élections législatives, sénatoriales et municipales qui ont eu lieu le 16 mai 2006 ont permis au Président FERNANDEZ et à son gouvernement de disposer avec le PLD d’une majorité absolue au Sénat et à l’Assemblée Nationale malgré l’alliance électorale, appelé « Alliance rose », formée le 28 février dernier entre le PRD et le PRSC qui ne leur a pas profité. Par ailleurs, le parti au pouvoir a remporté près de la majorité des 151 municipalités du pays. Ces résultats devraient permettre au Président d’avancer dans la réalisation des chantiers aujourd’hui prioritaires (fiscalité, crise du secteur électrique).
Politique extérieure
Héritant d’un pays replié sur lui-même, le président Fernandez avait, au cours de son premier mandat, entrepris de rompre l’isolement du pays, politique poursuivie par le président Mejia. Si les États-Unis restent le premier partenaire, la République dominicaine cherche désormais à jouer un rôle dans la région, en se présentant comme un pont entre la Caraïbe et l’Amérique centrale.
Membre de l’Association des États de la Caraïbe (AEC), elle a conclu des accords de libre-échange avec la CARICOM (Communauté et Marché commun des Caraïbes) et les pays d’Amérique centrale, et établi en 1998 des relations diplomatiques avec Cuba. Par ailleurs, le pays s’est rangé aux côtés des Etats-Unis dans la guerre contre l’Irak.
Le Président Mejia n’a pas réussi à améliorer ses relations traditionnellement difficiles avec Haïti, en raison de la forte pression migratoire haïtienne, source de tensions entre les deux pays. Avec l’élection récente du Président René Préval en Haïti, les autorités des deux pays pourraient se rapprocher, les présidents dominicain et haïtien ayant tous deux déjà exercé entre 1996 et 2000 les plus hautes fonctions de l’Etat. La première visite du Président René Préval, après la proclamation de sa victoire, a été consacrée à la République Dominicaine, signe fort pour l’amélioration des relations entre les deux pays.
Plus récemment, la République Dominicaine s’est ralliée à l’initiative PetroCaribefinalisée en septembre 2005 mais un différend est apparu avec le Venezuela sur l’évaluation des coûts de transports.
La République Dominicaine, membre de l’Accord de Cotonou, est éligible aux différents Fonds européens de développement (FED). A ce titre, elle bénéficie, au titre du 9ème Fed, de 176 M€ avec comme priorités d’actions : l’éducation et l’eau.
Economie
Longtemps centrée sur les exportations agricoles, l’économie dominicaine s’est réorientée vers les zones franches et le tourisme (2,8 millions de visiteurs, dont la moitié sont européens), et bénéficie d’importants transferts de fonds de la diaspora qui contribuent à près de 14% du PIB (1 million de Dominicains aux Etats-Unis). Le pays a connu une des croissances les plus fortes du monde de 1995 à 2000 (croissance moyenne de 7,75% de 1999 à 2000, mais 2,7% en 2001)) et s’est ouvert à l’investissement étranger, qu’il souhaite diversifier afin de s’affranchir d’une relation quasi-exclusive avec les États-Unis.
Si les fondamentaux sont bons, l’économie s’est trouvée perturbée à fin du mandat de M. Mejia : l’endettement extérieur reste relativement modéré, mais la balance commerciale est structurellement déficitaire et le pouvoir d’achat est à la baisse. Début 2003, la faillite de la banque Baninter, qui entretenait une double comptabilité depuis près de 15 ans, a plongé le pays dans la pire crise économique et financière de son histoire. La Banque centrale a été contrainte à une intervention massive, en garantissant l’ensemble des dépôts de la banque en faillite (pour un montant équivalent à 15% du PIB). Cette intervention et la fuite des capitaux ont provoqué un grave déséquilibre monétaire et financier. Un nouvel accord de confirmation a été signé avec le FMI en janvier 2005 et le 20 octobre dernier un rééchelonnement de la dette dominicaine a été examiné par le Club de Paris.
Aujourd’hui les chantiers prioritaires sont :
La question fiscale. En effet, le pays va devoir faire face à une baisse de recettes fiscales avec l’entrée en vigueur (repoussée à fin 2006) de l’accord CAFTA-DR, accord de libre-échange signé par les USA, les cinq pays d’Amérique centrale et la République Dominicaine en août 2004. Un projet de réforme fiscale vient d’être approuvé par le Congrès mais, contrairement aux recommandations du FMI, cette loi ne s’inscrit pas dans une réforme plus globale des finances publiques.
L’impasse du secteur électrique. Ce dernier souffre d’un grave problème financier, lié aux contraintes de la distribution d’électricité et du recouvrement des factures. En outre, le pays a du faire face en 2005 à la hausse du prix du pétrole qui a accru la facture énergétique de 50% et a pesé sur les comptes publics, la balance courante et les prix intérieurs.
Assurer la compétitivité du pays. En 2004, les exportations des zones franches ont stagné. L’économie a davantage bénéficié du secteur du tourisme. Les recettes touristiques ont dépassé les 3 Mds$ en 2004 (soit 15% du PIB). Le secteur touristique a des répercussions positives sur le secteur agricole mais celui-ci sera soumis à une forte concurrence à l’entrée en vigueur du Traité DR-CAFTA.
Davantage lutter contre la corruption.
Enfin, à l’occasion de la célébration de l’indépendance du 27 février, le président Fernandez a fait une présentation de son bilan et a affirmé avec force ses deux priorités d’actionà venir : les constructions d’un métro à Saint-Domingue et d’une centrale électrique au charbon.