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PRINCIPALES INFORMATIONS

Nom officiel : République du SALVADOR  
 
Données géographiques 
 
Superficie : 21000 km²  
 
Population(est. 2004) : 6,8 M. hab.  
 
Capitale : San Salvador (415000 hab. intra muros)  
 
Villes principales : Santa Ana (211 000 hab.), San Miguel (191000 hab.)  
 
Langue officielle : espagnol  
 
Monnaie : dollar américain (depuis janvier 2001)  
 
Fête nationale : 15 septembre  
 
 
 
Données démographiques 
 
Croissance démographique(est. 2006) : + 1,72%  
 
Espérance de vie : 70,9 ans  
 
Taux d’alphabétisation : 79,7%  
 
Religions : catholique ( » 83%), et autres.  
 
Indice de développement humain (classement ONU) : 104ème/177  
 
 
 
Données économiques 
 
PIB (est. 2005) : 17,1 Mds USD  
 
PIB par habitant (est. 2005) : 2515 USD  
 
Taux de croissance (2005) : + 2,8 %  
 
Taux de chômage (2005) : » 6,5 %  
 
Population vivant en-deçà du seuil de pauvreté(est. 2004) : 48,3 %  
 
Taux d’inflation (2005) : 4,3 %  
 
Déficit budgétaire : (2005) : 3% du PIB  
 
Dette publique globale(2005) : 40,4% PIB  
 
Balance commerciale (est. 2005) : - 3 Mds USD (18% du PIB)  
 
Balance des paiements courants (est. 2005) : - 777 MUSD ( » 4,3% du PIB)  
 
Principaux clients(2005) : Etats-Unis (65,4%), Guatemala (11,7%), Honduras (6,2%)  
 
Principaux fournisseurs(2005) : Etats-Unis (46,3%), Guatemala (8,1%), Costa Rica (2,8%)  
 
Part des principaux secteurs d’activités dans le PIB :  
agriculture : 9,5 %  
industrie : 31,2%  
services : 59,3% 
 
 
 
Composition du gouvernement de la République d’El Salavador 
 
Président de la République, M. Elias Antonio SACA (01.06.04)  
 
Gouvernement du 1er juin 2004 
remanié le 01.01.05, 01.01.06, 30.04.06  
 
Vice-Présidente de la République, Mme Ana VILMA de ESCOBAR  
En cas d’empêchement du Président et de la Vice-Présidente :  
1er désigné : M. Elia Jorge BAHAIA-SAMOUR  
2ème désigné : Mme Maria Alicia MORATAYA DE STEINER  
 
Ministères  
 
Ministère des Relations extérieures  
Ministre des Relations extérieures, M. Francisco LAINEZ  
Vice-ministre des Relations extérieures, M. Eduardo CALIX  
Vice-ministre des Salvadoriens de l’extérieur, Mme Margarita ESCOBAR  
 
Ministère de la Sécurité publique et de la Justice  
Ministre de la Sécurité publique et de la Justice (13.12.06), M. René FIGUEROA (02.04.04)  
Vice-ministre de la Sécurité citoyenne, M. Astor ESCALANTE (01.01.06)  
 
Ministère de « Gobernacion » (Intérieur)  
Ministre de l’Intérieur, Mme Silvia AGUILAR (13.12.06) Vice-ministre de l’Intérieur, M. Juan BOLANOS (13.12.06)  
 
Ministère des Finances  
Ministre des Finances, M. William HANDAL(30.04.06)  
Vice-ministre des Finances, Mme Carmen Regina FLORES de AREVALO  
 
Ministère de l’Economie et de l’Industrie  
Ministre de l’Economie et de l’Industrie, Mme Yolanda MAYORA de GAVIDIA  
Vice-ministre de l’Economie, M. Eduardo AYALA-GRIMALDI  
Vice-ministre du Commerce et de l’Industrie, Mme Blanca Imelda JACO de MAGANA  
 
Ministère de l’Education  
Ministre de l’Education, Mme Darlyn MEZA  
Vice-ministre de l’Education, M. José Luis GUZMAN (01.01.05)  
Vice-ministre de la Technologie, Informatique à l’école, M. Rafael Antonio SALOME  
 
Ministère de la Défense nationale  
Ministre de la Défense, Général Otto ROMERO-ORELLANA  
Vice-ministre de la Défense, Général Ricardo ABREGO ABREGO  
 
Ministère du Travail et de la Prévoyance sociale  
Ministre du Travail et de la Prévoyance sociale, M. José Roberto ESPINAL-ESCOBAR  
Vice-ministre du Travail, Mme Carmen Elisa SOSA de CALLEJAS(30.04.06)  
 
Ministère de l’Agriculture et de l’Elevage  
Ministre de l’Agriculture et de l’Elevage, M. Mario SALAVERRIA  
Vice-ministre de l’Agriculture, M. José Emilio SUADI  
 
Ministère de la Santé et de l’Assistance sociale  
Ministre de la Santé et de l’Assistance sociale, Dr José Guillermo MAZA-BRIZUELA  
Vice-ministre de la Santé, Dr José Ernesto NAVARRO-MARIN  
 
Ministère des Travaux Publics  
Ministre des Travaux publics, des Transports, du Logement et du Développement urbain, M. David GUTIERREZ-MIRANDA  
Vice-ministre des Travaux Publics, M. Carlos José GUERRERO-CONTRERAS_  
Vice-ministre des Transports, M. René Mauricio CHAVARRIA-PORTILLO (01.01.06)_  
Vice-ministre du Logement et du Développement urbain, M. Francisco VEGA (01.01.05)  
 
Ministère de l’Environnement  
Ministre de l’Environnement, M. Hugo BARRERA  
Vice-ministre de l’Environnement, Mme Michelle GALLARDO de GUTIERREZ  
 
Ministère du Tourisme  
Ministre du Tourisme, M. Ruben ROCHI (10.06.05)  
 
 
 
Politique intérieure 
 
 
1. Institutions  
 
Le Salvador est une République démocratique unitaire, dotée d’un régime présidentiel. Le pouvoir exécutif est détenu par le Président de la République, élu au suffrage universel direct, conjointement avec le Vice-Président, pour un mandat de 5 ans.  
 
Le pouvoir législatif est détenu par l’Assemblée Législative, composée de 84 députés, élus pour 3 ans au scrutin proportionnel. Le Président de cette Assemblée est élu pour un an.  
 
Autorité judiciaire. La Cour Suprême de Justice se compose de 5 magistrats et d’un Président élus par l’Assemblée Législative.  
 
L’Alliance Républicaine nationaliste (ARENA, parti de droite conservateur), dirigée par l’actuel Président Elias Antonio SACA, est au pouvoir depuis sa création en 1989 (pendant la guerre). Le principal parti d’opposition, le Front Farabundo Martí de Libération nationale (FMLN, parti de gauche), regroupe les différentes composantes de l’ancienne guérilla.  
 
2. Evolution politique  
 
Colonie espagnole dès le XVIème siècle, le Salvador acquiert son indépendance en 1821. Intégré à l’Empire mexicain, puis à compter de 1824 à la Fédération des Républiques unies d’Amérique centrale, le Salvador est le dernier Etat à appuyer cette Fédération qui éclate en 1838-1839. Depuis lors, l’histoire politique du pays a été marquée par une succession de dictatures, de régimes militaires et de résultats électoraux contestés.  
 
En 1931, le général Maximiliano Hernández Martínez s’empare du pouvoir et réprime dans le sang, l’année suivante, une révolte de paysans affamés, faisant environ 15.000 victimes (« La matanza », le massacre). Le général Hernandez est renversé en 1944.  
 
La fin de la Seconde Guerre Mondiale marque le début d’affrontements entre factions militaires rivales. Les officiers qui se succèdent aux commandes de l’Etat tentent toutefois de moderniser le pays et de diversifier l’économie. Ils entreprennent notamment d’importants travaux d’infrastructure : aménagement hydroélectrique du fleuve Lempa, construction de routes, etc. A la différence des autres pays centraméricains, les capitaux qui concourent au développement économique du pays appartiennent majoritairement à des Salvadoriens, ce qui favorise la dynamique industrielle. Toutefois, la puissante oligarchie du pays bloque les avancées sociales.  
 
Les élections présidentielles de 1972 marquent un tournant. Les trois principaux partis d’opposition (le Parti Démocrate-chrétien, le Mouvement National Révolutionnaire, social-démocrate, et l’Union Démocratique Nationale, proche du Parti Communiste salvadorien déclaré illégal en 1932) se regroupent au sein de l’Union Nationale d’Opposition (UNO), représentée par Napoleón Duarte. Ce dernier est accusé d’avoir dirigé la tentative de coup d’Etat contre le candidat du régime, le Colonel Arturo Armando Molina Barraza, déclaré vainqueur. Napoleón Duarte est contraint à l’exil.  
 
Dans les années 1970, les tensions s’aiguisent. On assiste à la naissance de groupes clandestins de gauche, mais également d’extrême droite. Ces derniers, proches du pouvoir, sont étroitement contrôlés par la police et l’armée. Dès 1975, un service de l’armée, l’Agence nationale de Sécurité salvadorienne (ANSESAL), est chargé d’organiser les activités de ces différents groupes officiels et para-officiels.  
 
En 1977, le Général Romero accède au pouvoir dans un climat de grande violence qui conduit, en 1979, au déclenchement de la guerre civile. Les différentes factions populaires s’unissent pour former en avril 1980 le Front Démocratique Révolutionnaire (FDR) et le Front Farabundo Martí de Libération Nationale (FMLN), du nom du responsable communiste fusillé en 1932.  
 
L’année 1984 est marquée par le retour de Napoleón Duarte qui remporte les élections présidentielles. Cette même année, le gouvernement et les forces de la guérilla entament des pourparlers qui n’aboutissent pas, chaque camp restant persuadé de vaincre par les armes.  
 
Le 7 août 1987, à l’instigation du Président Arias du Costa Rica, les présidents d’Amérique centrale (Costa Rica, Guatemala, Honduras, Nicaragua et Salvador) signent le « Traité d’Esquipulas II pour établir une paix ferme et durable en Amérique Centrale », qui constitue la base du processus de paix de la région.  
 
En 1989, le candidat de l’ARENA (parti de la droite nationaliste nouvellement créé), M. Alfredo CRISTIANI, est élu à la tête du pays. Il surprend les observateurs en prônant un « dialogue ininterrompu » avec les forces de la guérilla. En juillet 1991, la Mission d’observation des Nations Unies pour le Salvador (ONUSAL) s’installe dans le pays. Le 31 décembre de la même année, l’Acte de New York est signé à l’ONU, mettant fin à 12 années de guerre civile ayant provoqué la mort de 75 000 personnes et l’exode d’un million d’autres.  
 
Le 16 janvier 1992, les Accords de Paix de Chapultepec sont signés entre le gouvernement et le FMLN, dont les combattants sont démobilisés tandis que certaines unités de l’armée sont dissoutes. Diverses institutions démocratiques, prévues par les Accords, sont mises en place : le Procureur pour la Défense des Droits de l’Homme, la Commission de la Vérité. A la suite du rapport de cette dernière, chargée d’examiner les cas les plus graves de violations des droits de l’homme pendant la guerre civile, le Parlement vote une loi d’amnistie générale en mars 1993.  
 
Pour superviser l’application des dispositions des Accords de Chapultepec non encore exécutées, un Bureau spécial des Nations Unies - MINUSAL- est créé en avril 1995, remplacé en avril 1996 par l’Office des Nations Unies pour la vérification - ONUV. Enfin, un envoyé spécial des Nations Unies est désigné pour achever la mise en application des points en suspens. Le processus de paix au Salvador est considéré comme exemplaire par les Nations Unies.  
 
En mars 1994 et sous observation des Nations Unies, ont lieu les premières élections générales (municipales, législatives, présidentielles et au Parlement centraméricain) depuis la conclusion des Accords de Paix. Le candidat de l’ARENA, M. CALDERON SOL, est élu Président de la République. L’action du gouvernement a donné des résultats satisfaisants dans certains secteurs clés, notamment l’application des Accords de Paix, l’amélioration de la situation économique, les réformes des secteurs éducatif et sanitaire et la modernisation des institutions (restructuration de l’armée, substitution de la Police Nationale Civile aux anciens corps de sécurité). Le FMLN siège globalement à égalité avec l’ARENA à l’Assemblée et emporte les mairies de San Salvador et des principales villes du pays.  
 
En mars 1999, M. Francisco FLORES (ARENA) remporte l’élection présidentielle avec près de 52% des voix, contre 30% à M. GUARDADO (FMLN). Le taux de participation ne dépasse pas 37 %.  
 
L’élection présidentielle du 21 mars 2004 s’est déroulée de façon transparente et libre avec un taux de participation record (70 %) et a vu la victoire, au premier tour, avec plus de 57% des voix, de M. Antonio SACA, candidat de l’ARENA. C’est la quatrième victoire consécutive de ce parti à l’élection présidentielle depuis 1989. Cependant, l’absence de majorité de l’ARENA à l’Assemblée Législative freine l’action du gouvernement.  
 
L’une des priorités de ce gouvernement est la lutte contre la pauvreté à travers des programmes d’éducation, d’accès aux soins de santé, etc. La lutte contre la criminalité constitue un autre axe de l’action gouvernementale : le phénomène des maras , gangs de jeunes ultra-violents « formés » à la guerre urbaine dans les ghettos des Etats-Unis, d’où la plupart des membres se sont fait expulser après avoir été emprisonnés, prend de plus en plus d’ampleur et fait régner la terreur dans le pays. La politique de fermeté menée par les autorités n’est pas parvenue à endiguer le phénomène : les assassinats ont augmenté de 32% en un an et le taux d’homicides atteint 57 pour 100.000 habitants en 2005 (1,5 pour 100.000 en France). Au-delà de cette tragédie humaine, cette violence a un coût, que le PNUD évalue à environ 12,5% du PIB.  
 
Les élections générales de 2009 donnent encore trois ans à l’ARENA pour améliorer, par l’adoption de mesures sociales, de créations d’emplois et d’une réforme fiscale profonde, le sort d’une population à laquelle la pauvreté, le sous-emploi et la délinquance donnent souvent pour seule perspective d’avenir l’expatriation vers les Etats-Unis.  
 
A cet égard et selon les estimations des autorités, on compte environ 6,8 M. de Salvadoriens établis sur le territoire national et 2,9 millions de citoyens expatriés, soit environ un tiers. La majorité d’entre eux est établie aux Etats-Unis (2,6 M.). Cette expatriation massive a un impact très positif sur l’économie (cf. infra), mais elle a ses travers sociaux, notamment du fait de l’éclatement des familles (absence du père, de la mère ou des deux parents), qui alimente la violence, et culturels en raison de la confusion d’identité qui en découle.  
 
 
 
Politique extérieure 
A l’instar de ses voisins de l’isthme, le Salvador entretient des relations privilégiées avec les Etats-Unis. On note, en outre, que le Salvador n’est pas partie à la Cour pénale internationale et qu’il est le dernier Etat latino-américain à disposer d’un contingent en Irak. Particulièrement concerné par les questions environnementales (forte pression démographique et catastrophes naturelles récurrentes), il a toutefois ratifié le Protocole de Kyoto.  
 
Dans le domaine économique, les Etats-Unis sont le premier client ( ils absorbent 65,4% des exportations), et le 1er fournisseur (46,3% des importations). L’entrée en vigueur, le 1er mars 2006, du CAFTA-DR, traité de libre échange entre les Etats-Unis, l’Amérique Centrale et la République Dominicaine, a pour objet de développer davantage ces échanges. Le Salvador a été le 1er partenaire de Washington à ratifier ce traité.  
 
Les deux Etats sont également étroitement liés sur le plan humain : environ 2600000 Salvadoriens vivent sur le sol américain et transfèrent une partie de leurs salaires à leurs familles restées au pays. Ces montants constituent un puissant moteur pour l’économie.  
 
Le continent asiatique a su devenir, au fil des années, un partenaire de poids pour le Salvador. Ce pays a établi d’étroits partenariats avec le Japon et la Corée, tandis qu’il entretient des relations diplomatiques avec Taïwan. L’île est ainsi devenue le 8ème fournisseur d’aide et dispose de 22 entreprises sur le territoire, fournissant du travail à 8000 personnes.  
 
Les relations commerciales avec la Chine se développent parallèlement. Entre 2002 et 2003, les exportations salvadoriennes vers ce pays ont été multipliées par 5, tandis que les importations ont été doublées, même si la balance commerciale reste très déficitaire pour le Salvador (en 2003 : 5 MUSD d’exportations et 138 MUSD d’importations).  
 
Le Salvador est un ardent partisan de l’intégration régionale. Il abrite, tant le siège du Système d’Intégration centraméricain (SICA), que celui du Plan Puebla-Panama, structure plus légère et souple mise en place par le Président Fox du Mexique en 2001 afin de développer les infrastructures régionales (transports, énergie, etc.). L’Amérique centrale étant constituée de pays de petite taille, elle ne peut constituer une masse critique qu’en approfondissant son intégration.  
 
C’est dans cet esprit que se développe les relations entre l’Union européenne (UE) et l’isthme centraméricain. Les liens entre les deux entités ont démarré pendant les conflits de la guerre froide, pour des raisons humanitaires notamment. Ils se sont poursuivis avec l’Accord de coopération UE-Amérique Centrale, signé en 1993 et entré en vigueur en 1999. Ce texte sera remplacé par un « Accord sur le Dialogue politique et la Coopération », signé à Rome le 15 décembre 2003 et en cours de ratification par les parties.  
 
 
La relation UE-Amérique centrale comporte trois volets : le dialogue politique (sommets bisannuels), l’aide (pour le Salvador, une moyenne de 20 M€ par an depuis 1990) et les préférences commerciales à travers le « Système de Préférences généralisées » (SPG Plus, conditionné à la ratification des principales conventions internationales en matière de droits de l’homme et de droit du travail).  
 
Une avancée importante est intervenue lors du Sommet Union européenne-Amérique latine-Caraïbes de Vienne en mai 2006 : encouragée par les efforts consentis par l’Amérique centrale en matière d’intégration régionale, l’UE a décidé de démarrer le processus de négociations d’un accord d’association entre l’Union et les pays du SICA.  
 
D’un point de vue commercial, l’UE est le troisième partenaire du Salvador (après les Etats-Unis et le Guatemala). En 2004, les exportations européennes ont atteint 405 M€ tandis que 176 M€ d’importations salvadoriennes pénétraient sur le territoire européen.  
 
Le différend frontalier qui a opposé le Salvador au Honduras depuis les indépendances en 1821 et qui a dégénéré en 1969 en « guerre du football » est aujourd’hui résolu. Un Traité de paix a été signé en 1980 et la Cour Interaméricaine de Justice s’est prononcée en 1992 sur les derniers points en suspens. Depuis, différents projets binationaux sont à l’étude ou ont déjà été lancés, tels qu’un projet de barrage et de centrale hydroélectrique communs.  
 
 
 
Economie 
 
Le maintien au pouvoir depuis 1989 d’une majorité de droite a conduit à un programme de réformes d’inspiration libérale, qui s’est notamment traduit par l’introduction du dollar en 2001. Ce facteur, initialement déstabilisant pour l’économie nationale, a en outre pâti d’une succession de chocs externes : deux tremblements de terre début 2001, ralentissement de l’économie américaine jusqu’en 2003, baisse des cours du café, passage de la tempête tropicale Stan et éruption du volcan Llamatepec à l’automne 2005. Ces facteurs négatifs ont progressivement été éliminés mais la croissance est restée limitée, malgré une amélioration en 2005 avec un taux de +2,8%. Pour 2006, le gouvernement prévoit un taux entre +3% et + 4%, soutenu par les « transferts » des Salvadoriens de l’étranger (les « remesas » ont représenté 2,8 Mds USD en 2005, soit 16,6% PIB ou plus de 90% du budget de l’Etat), et une hausse de l’investissement public, notamment dans le secteur de la construction, en raison des dégâts occasionnés par les divers cataclysmes.  
 
L’inflation, malgré une forte hausse des produits alimentaires après le passage de la tempête tropicale, s’est stabilisée à 4,3% en 2005, contre 5,4% en 2004.  
 
L’entrée en vigueur, le 1er mars 2006, du Traité de libre échange entre les Etats-Unis, l’Amérique centrale et la République Dominicaine (CAFTA-DR) devrait stimuler les exportations et les investissements. Les pouvoirs publics prévoient ainsi une croissance des exportations de 30% et une augmentation des importations de 12%.  
 
Les exportations des « maquilas » (unités de sous-traitance) ont toutefois connu une baisse de 5,4% en 2005. Si cette tendance devait se poursuivre, elle pourrait dégrader la balance commerciale en raison du poids important de ce secteur dans les exportations (près de 40% du total en 2005). Liée à une concurrence exacerbée, notamment dans le secteur textile, cette évolution doit inciter le gouvernement à diversifier ses activités exportatrices.  
 
Ce déséquilibre des comptes extérieurs résulte d’une forte progression des importations (+ 7% en 2005), supérieure à celle des exportations (+ 3,6%). Ainsi, le déficit commercial s’est creusé de 12% par rapport à 2004 pour s’établir à 3 Mds USD, soit 18% du PIB. Le déficit courant, quant à lui, a pu être contenu à 4,3% du PIB en 2005, soit 787 M USD, notamment en raison des « transferts » des expatriés. Les investissements directs étrangers (520 M USD, le stock d’IDE représentant en 2005 plus de 20% du PIB) ont toutefois été insuffisants pour assurer un meilleur équilibre de ce poste. Le complément a donc été financé par des emprunts à l’étranger contribuant à l’augmentation de la dette publique externe qui dépassait 5 Mds USD en février 2006, soit 28% du PIB. En y ajoutant la dette interne, l’endettement public total atteint 40,4% du PIB et constitue le principal point faible de l’économie salvadorienne.  
 
Malgré ce déséquilibre des comptes extérieurs, les finances publiques sont sous contrôle. Le régime de « dollarisation » exige une discipline budgétaire et exclut toute utilisation de l’instrument monétaire pour absorber d’éventuels chocs. En dépit de ces contraintes, le déficit budgétaire pour 2005 est de 3%.

 

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