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PRINCIPALES INFORMATIONS

Nom officiel : République du Panama.  
 
 
Données géographiques 
 
Superficie : 75 517 km².  
Population : 3,2 millions habitants  
Capitale : Panama (1,3 M. hab.)  
Villes principales : Colon (170 000), David(122 000)  
Langue officielle : Espagnol.  
Monnaie : balboa (équivalent du dollars).  
Fête nationale : 3 novembre  
 
 
Données démographiques 
 
Croissance démographique : 1,6%.  
Espérance de vie : 74,6  
Taux d’alphabétisation : 92,3 %  
Religions : catholique (90 %), protestants (6 %) et autres .  
Indice de développement humain (Classement ONU) : 61ème/177  
 
 
Données économiques 
 
PIB (est.2005) : 14,7 Mds USD.  
PIB par habitant (est.2005) : 4600 USD  
Taux de croissance (2005):6,1 %  
Taux de chômage (2005) : 9 %.  
Sous-emploi (2005) : 40 %  
Population vivant en-deçà du seuil de pauvreté :38 %  
Taux d’inflation (2005) : 4 %.  
Déficit budgétaire (2005) : 5 % du PIB  
Dette publique globale : 10,7 Mds USD (70 %PIB)  
Balance commerciale (est. 2005) : déficit équivalent à 8 ou 9 % du PIB  
Balance des paiements courants (est. 2005) : déficit équivalent à 4,8 % du PIB  
Principaux clients (2004) : Etats-Unis, Nigéria, Corée  
Principaux fournisseurs (2004) : Japon, Chine, Etats-Unis  
Part des principaux secteurs d’activités dans le PIB :  
agriculture : 6 %,  
industrie : 19 %,  
services : 75 %.  
 
 
 
Composition du gouvernement 
 
Président de la République, M. Martin TORRIJOS (01.09.04)  
 
Gouvernement du 1er septembre 2004  
 
Remanié le 28.04.06  
 
Vice-Présidents  
 
1er Vice-Président, M. Samuel Lewis NAVARRO  
 
2ème Vice-Président, M. Ruben Arosemena VALDES  
 
 
Ministre de la Présidence, M. Ubaldino REAL  
Vice-ministre, M. Dilio ARCIA  
Ministre de l’Intérieur et de la Justice , Mme Olga GOLCHER  
Ministre des Affaires étrangères, M. Samuel Lewis NAVARRO  
Vice-ministre, M. Ricardo DURAN  
Ministre des Travaux publics, M. Benjamin COLAMARCO  
Vice-ministre, M. Luis Manuel HERNANDEZ  
Ministre de la Santé, M. Camillo Antonio ALLEYNE  
Vice-ministre, Mme Dora JARA  
Ministre du Travail, M. Reynaldo RIVERA  
Vice-ministre, M. Edwin Antonio SALAMIN  
Ministre du Commerce et de l’Industrie, M. Alejandro FERRER  
Vice-ministre, Mme Carmen Gisela VERGARA  
Vice-ministre du Commerce extérieur, M. Manuel José PAREDES  
Ministre du Logement, Mme Balbina HERRERA  
Vice-ministre, M. Julio AIZPRUA  
Ministre du Développement agricole, M. Guillermo SALAZAR  
Vice-ministre, M. Eric SANTAMARIA  
Ministre de l’Economie et des Finances, M. Carlos VALLARINO  
Vice-ministre, M. Hector ALEXANDER  
Ministre de l’Education, M. Miguel Angel CANIZALES  
Ministre du Développement social, Mme Maria Carmen ROQUEBERT  
Vice-ministre, Mme Doris ZAPATA  
 
 
 
Politique intérieure 
Institutions 
Evolution politique 
 
 
 
Institutions 
 
Le Panama est une République démocratique unitaire, dotée d’un régime présidentiel. Le président et les Vice-Présidents sont élus, au suffrage universel direct, pour un mandat de 5 ans (dernière élection en mai 2004). Le Président désigne les membres du gouvernement.  
 
Monocaméral, le Parlement se compose de l’Assemblée Nationale, dont les 78 membres sont élus, en même temps que le Président de la République, au suffrage universel direct, pour cinq ans.  
 
Autorité judiciaire. La Cour Suprême de Justice est composée de dix juges, dont les noms sont proposés par le Président et approuvés par l’Assemblée Nationale pour une période de dix ans.  
 
Le parti actuellement au pouvoir est le Parti Révolutionnaire Démocratique (PRD - social-démocrate) du Président Martin TORRIJOS. L’opposition, de centre-droit, comprend le Parti panaméiste (ancien parti arnulfiste de la Présidente Moscoso), le parti Molinera, le parti Solidarité, etc.  
 
Le pays est divisé en 9 provinces, 3 territoires autonomes indiens et 74 municipalités.  
 
 
Evolution politique 
 
Le Panama est découvert par les Espagnols en 1510 et devient la base arrière pour la colonisation du Pérou. Lors de la création de la Vice-Royauté de la « Nouvelle-Grenade » en 1739, le Panama y est rattaché. La transformation de cette entité en « Grande Colombie » en 1819 fait du Panama une province colombienne (1821).  
 
La ruée vers l’or des années 1850 conduit à la construction du chemin de fer Panama-Colón, qui amène Ferdinand de Lesseps à concevoir son projet de canal reliant l’Océan Atlantique à l’Océan Pacifique. Les études du Canal commencent en 1881, mais les travaux doivent être interrompus en 1889, par manque de ressources. Cependant, l’idée du canal inter-océanique était née.  
 
Le Panama tente à plusieurs reprises de faire sécession de la Colombie. Il y parvient le 3 novembre 1903 avec l’aide des Etats-Unis. En retour, Washington obtient une concession sur une bande de territoire large de dix miles, allant d’un océan à l’autre (Traité Herran-Hay). Les Américains achèvent la construction du Canal, qui sera inauguré le 15 août 1914.  
 
Le Canal se révèle l’élément fédérateur de la nation. La présence et l’emprise américaines sur cette portion de territoire est forte. Le Président ARIAS MADRID, jugé trop favorable à Berlin, est déposé par les Américains en 1941, qui occupent le pays jusqu’en 1947. Un nationalisme panaméen émerge. Porté au pouvoir par un coup d’Etat en 1968, le Colonel Omar TORRIJOS, père de l’actuel Président Martin Torrijos, met en œuvre une politique nationaliste (reconnaissance des syndicats ouvriers et paysans, réforme agraire, etc.). Devant la menace d’instabilité qui pèse sur la zone du Canal, le gouvernement américain signe, en 1977, les Accords Carter-Torrijos, qui prévoient la fin du contrôle exercé par les Etats-Unis sur le Canal après le 31.12.1999, en bref, la souveraineté pleine et entière du Panama sur son territoire.  
 
La mort accidentelle du Président Torrijos (1981) conduit à une nouvelle période d’instabilité qui culmine avec le coup d’Etat perpétré contre le Président ARDITO BARLETTA par le Général Noriega. Ces agissements, conjugués à des dérives importantes dans le cadre du crime organisé (trafic de stupéfiants, blanchiment...), conduisent les Etats-Unis à une nouvelle intervention « Just Cause », lancée le 20.12.1989. Le Général Noriega est arrêté et condamné à 40 ans de prison en Floride.  
 
La Présidence Balladares (PRD, 1994-1999) correspond à une période de moralisation de la vie publique et de lutte contre le crime organisé. Le passé récent conduit à l’abolition de l’armée (1994). On prépare le pays à ses futures responsabilités dans la gestion du Canal (modernisation de la voie d’eau, de ses ports terminaux, etc.). On procède à plusieurs privatisations, nécessaires à l’adaptation du pays à la mondialisation montante. Le Président souhaite se représenter pour poursuivre son œuvre. Il soumet à référendum le principe d’un second mandat, mais la population rejette ce projet et confie le pouvoir au centre-droit.  
 
Le bilan de Mme Mireya Moscoso (1999-2004) est contrasté. A son actif, la sortie de Panama de la « liste noire » du GAFI, la construction d’un deuxième port sur le Canal, la rénovation de plusieurs hôpitaux, la distribution de titres de propriété à de nombreux petits exploitants et le renforcement de la lutte contre le trafic de stupéfiants. Son bilan global conduit cependant à l’élection en mai 2004 de M. Martin Torrijos du PRD, qui gagne concomitamment une majorité - certes mince, 2 sièges - au Parlement, ainsi qu’une majorité de mairies, dont celle de Panama.  
 
Dix-huit mois après sa prise de fonction, on peut mettre au crédit du Président Martin TORRIJOS une stabilité propice à l’économie, la croissance ayant atteint 6% en 2005. Sur le plan politique, les avancées sont progressives : la réforme fiscale (février 2005) a porté les prélèvements obligatoires à 9%, ce qui reste faible. La réforme de la Caisse de Sécurité Sociale (indispensable, notamment au niveau du financement des retraites) est intervenue, mais a été affaiblie par la pression de la rue. Le grand défi du quinquennat est le projet d’élargissement du Canal, tributaire d’un référendum. Ce scrutin, décisif, devrait se dérouler dans le courant de l’année 2006. Rendu nécessaire par le gabarit des navires de commerce de dernière génération, ce chantier devrait devenir l’un des grands travaux du XXIème siècle et amener avec lui d’importants autres développements d’envergure nationale et régionale (mega-port côté Pacifique, etc.). 
 
 
L'affaire Noriega (Manuel Antonio) 
 
Manuel Antonio Noriega (né le 11 février 1938) est une personnalité politique du Panama originaire d'un quartier pauvre de Panamá. Il y reste jusqu'à ses années universitaires avant de partir dans une école militaire située au Pérou. Il est recruté par la CIA dès les années 1960, et accède au grade de sous-lieutenant de la garde nationale panaméenne à son retour. 
 
De 1968 à 1988 : une force de plus en plus incontournable. 
 
Il participe en 1968 au coup d'État qui renverse Arias et marque le début d'une ère de régime militaire dominé par Omar Torrijos. Noriega devient le bras droit de Torrijos, et s'installe à la tête du G-2, le service de renseignements, qui sème la terreur parmi les opposants à Torrijos. Noriega est l'homme le plus craint du pays à la fin des années 1970. 
 
Torrijos meurt dans un accident d'avion en 1981, et Noriega tire vite profit des luttes de pouvoir qui en résultent. Nommé à la tête de l'armée en 1983, il représente de 1983 à 1989 une force incontournable pour tous les présidents panaméens successivement au pouvoir. 
 
 
De 1988 à 1990 : une opposition fatale au parrain américain. 
 
Il est lâché par les USA en 1987 et en 1988 une cour américaine l'accuse de trafic de drogue et de racket. À cela s'ajoute de manière moins officielle son rôle de double agent, Noriega étant jugé coupable d'avoir transmis des informations hautement confidentielles à Cuba, d'avoir facilité le transfert de technologies sensibles à des pays du bloc soviétique et d'avoir vendu des armes aux guerillas pro-communistes d'Amérique latine. 
 
Les relations avec l'oncle Sam se détériorent encore plus suite à l'annulation de l'élection présidentielle de mai 1989 et l'autodésignation de Noriega en tant que président. Le président américain George Bush (pere)prend alors pour prétexte l'exécution d'un soldat américain par des soldats panaméens pour ordonner l'invasion de Panama en décembre 1989, dans le cadre de l'" Opération Just Cause ". La raison véritable de cette opération est le refus obstiné de Noriega de prolonger le traité entre Panama et les Etats-unis concernant le canal de Panama que les Etats-Unis voulaient prolonger de plusieurs centaines d'années. Dans cette perspective, on peut se souvenir de ce que déclarait à ce propos Ronald Reagan : 
 
« La zone du canal n'est pas une colonie, ni une location à long terme, elle est le territoire souverain des Etats-Unis, au même titre que l'Alaska et que tous les Etats nés lors de l'achat de la Louisiane. Nous devons mettre un point final aux négociations sur le canal et dire au général que nous l'avons acheté, nous l'avons payé, nous l'avons construit, et nous allons le garder. »  
 
Noriega se réfugia au sein de l'ambassade du Vatican, et fut alors victime d'une guerre psychologique peu commune de la part des forces américaines : celles-ci dirigèrent une lumière intense vers l'ambassade en question, et firent résonner du rock and roll à forte puissance à toute heure du jour et de la nuit. 
 
Noriega tint un mois avant de se rendre et d'être confié au parquet de Miami. Il fut condamné en 1992 à 40 ans de prison ferme, suite à un procès que d'aucuns qualifieraient de truqué. Il vit actuellement dans une prison de Floride. Il devrait sortir le 9 septembre 2007. 
 
 
 
Economie 
 
 
Hormis sa situation géographique d’exception, l’écomomie panaméenne bénéficie de la stabilité politique qui prévaut depuis quinze ans, ainsi que d’une économie dollarisée (le balboa est l’équivalent du dollar US, lui-même légal au Panama depuis 1904). L’activité économique du pays repose sur le Canal et les activités connexes. On y trouve la 2ème zone franche du monde après Hong Kong et une activité bancaire très développée (fin juin 2005, le Centre Bancaire International gérait plus de 41 Mds USD d’avoirs, soit une augmentation de plus de 12%/an). Les services comptent pour 75% du PIB.  
 
Sur un plan conjoncturel, après avoir connu une croissance molle jusqu’en 2002, le Panama a renoué avec une activité soutenue depuis 2003 (+ 4,3 en 2003, + 6,2 en 2004 et + 6,1 % en 2005). Ce rebond est lié au redressement des économies des Etats-Unis, d’Asie et d’Amérique latine. Cette embellie est toutefois tempérée par une hausse de l’inflation (4% en 2005), liée à la hausse du prix du pétrole.  
 
Le gouvernement Torrijos a hérité d’une situation dégradée des finances publiques pour des raisons structurelles (faibles prélèvements fiscaux) et conjoncturelles (gestion antérieure déficiente). En dépit des réformes engagées, la dette publique s’élevait fin 2005 à près de 11 Mds USD, soit 70% du PIB. L’objectif est actuellement de réduire celle-ci à 60% du PIB en 2009. Le déficit de la balance commerciale devrait se stabiliser entre 8 et 9% du PIB, tandis que celui de la balance courante devrait être limité à 4,8%.  
 
L’objectif d’assainissement des finances publiques fixé par le Président Torrijos a des fondements économiques, mais également sociaux. Si de nombreux Panaméens bénéficient de la croissance du secteur des services, de la prédisposition de Panama en tant que carrefour à bénéficier de la mondialisation, près de 40% de la population vit en-deçà du seuil de pauvreté. Le gouvernement entend donc développer des programmes sociaux à l’endroit des personnes déshéritées. Si le chômage touche environ 9% de la population, le sous-emploi en affecte 40%, notamment dans le secteur agricole (6% du PIB : café, banane, crevettes).  
 
Le projet d’élargissement du Canal de Panama, vital pour l’Etat, va constituer le grand défi de ce gouvernement, comme des suivants en cas de succès du référendum. L’Autorité du Canal de Panama se prépare à cette échéance de longue date. Des études ont été commandées dans le monde entier, notamment auprès des principaux utilisateurs du Canal : Etats-Unis, Asie, Amérique latine, mais aussi Union européenne. L’autre défi de ce petit Etat, grand commerçant, est de faire aboutir les Accords de libre-échange en cours de négociation (Chili, Etats-Unis), les accords de même type engagés avec Taïwan et le Salvador ayant, eux, été conclus, tandis que l’ALE avec Singapour a été signé le 1er mars 2006. 
 
 
 
 

 

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Modifié en dernier lieu le 23.12.2006
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