ARK NETWORK reference.ch · populus.ch    
 
  
O.A.P.I.E.A. - O.A.A.S.F.P. - O.A.P.I.E.A. 
 
 
Rubriques

Liens

 Home  | Livre d'Or  | Album-Photo  | Contact

PRINCIPALES INFORMATIONS

Nom officiel : République du Honduras.  
 
Superficie : 112.492 km²  
Population : 7,2 M. hab.  
Capitale : Tegucigalpa ( 860.000 hab.)  
Villes principales : San Pedro Sula (519.000 hab.), Choloma (149.000 hab.), La Ceiba ( 138.000 hab.)  
Langue officielle : espagnol  
Monnaie : Lempira ou HNL  
Fête nationale : 15 septembre (15 septembre 1821 : indépendance par rapport à l’Espagne)  
Croissance démographique : 2,7%  
Espérance de vie : 69 ans  
Taux d’alphabétisation : 80%  
Religion (s) : catholiques ( 80%), protestants évangéliques ( 20% )  
Indice de développement humain (Classement ONU) : 116ème rang ( sur 177 pays)  
 
 
Données économiques 
 
PIB (est. 2005) : 7,5 Mds USD  
(France : 1.551 Mds € en 2004)  
PIB par habitant (est. 2005) : 1.071 USD  
(France : 25.016 € en 2004)  
Taux de croissance (2005) : 4,2 %  
Taux de chômage (2005) : 28 %  
Sous-emploi (2005) non mesuré  
Population vivant en-deçà du seuil de pauvreté : » 64,2 %  
Taux de malnutrition des enfants : 30%  
Taux d’inflation (2005) : 7,7 %  
Déficit budgétaire (2005) : 3 % du PIB  
Dette publique globale : 4,7 Mds $ (62,7% du PIB)  
Balance commerciale (est. 2005) : déficit équivalent à » 35 % du PIB  
Balance des paiements courants (est. 2005) : déficit équivalent à » 0 % du PIB  
 
Principaux clients : Etats-Unis (41,5%), Salvador (10,9%), Guatemala (7,3%)  
Principaux fournisseurs : Etats-Unis (34,6%), Guatemala (7,7%), Salvador (5%)  
Part des principaux secteurs d’activités dans le PIB :  
agriculture : 13,3 %  
industrie : 31,3%  
services : 55,4 % 
 
 
 
Composition du gouvernement de la République du Honduras 
 
Président de la République, M. Manuel ZELAYA (27.11.05)  
 
Gouvernement du 27 janvier 2006  
 
 
Remanié le 01.07.06  
 
Vice-Président, M. Elvin SANTOS  
 
Cabinet du Président  
 
Ministre de la Présidence, M. Yani ROSENTHAL  
 
Secrétaire Général, chargé de l’Administration de la Présidence, M. Roberto BABUM  
 
Vice-Ministre, M. Eduardo Enrique REINA  
 
 
Ministres  
 
Ministre des Relations extérieures, M. Milton JIMENEZ  
 
Ministre de la Sécurité, M. Alvaro ROMERO  
 
Ministre des Finances, Mme Rebecca SANTOS (01.07.06)  
 
Ministre de la Culture, des Arts et des Sports, M. Rodolfo Pastor FASQUELLE  
 
Ministre de l’Education, M. Rafael PINEDA PONCE  
 
Ministre de la Santé, M. Orizon VELASQUEZ  
 
Ministre de la Défense, M. Aristides MEJIA  
 
Ministre de l’Industrie et du Commerce, Mme Lizzi AZCONA BOCOCK  
 
Ministre de l’Intérieur et de la Justice, M. Jorge Arturo REINA  
 
Ministre du Fonds d’Investissement social, M. Marlon LARA  
 
Ministre du Travail, Mme Riccy MONCADA  
 
Ministre du Tourisme, M. Ricardo MARTINEZ  
 
Ministre des Sciences et des Technologies, Mme Miriam MEJIA  
 
Ministre des Ressources naturelles, Mme. Mayra MEJIA DEL CID  
 
Ministre des Travaux publics et des Transports, M. José Rosario BONANO  
 
Ministre de l’Agriculture, M. Hector HERNANDEZ  
 
Ministre de la Coopération , Mme Karen ZELAYA  
 
Ministres délégués  
 
Logement, M. Hector BRICENO  
 
Conseiller juridique de la Présidence, Enrique Flores LANZA  
 
Investissements, M. Leo STARKMAN 
 
 
 
Politique intérieure 
1. Institutions  
 
 
Le Honduras est une République unitaire dotée d’un régime présidentiel. La vie politique est dominée par l’alternance des deux principaux partis, le Parti Libéral (préoccupé d’avancées sociales) et le Parti National (soucieux de macro-économie), idéologiquement très proches puisque le second est issu d’une scission d’avec le premier en 1902. Les partis de gauche sont faibles voire inexistants.  
 
Le Président de la République, élu au suffrage universel pour un mandat de 4 ans non renouvelable, est à la tête du pouvoir exécutif. Il est également le Chef des armées.  
 
Le pouvoir législatif est détenu par le Congrès National, composé de 128 députés élus au suffrage universel direct pour 4 ans.  
 
Autorité judiciaire : La Cour Suprême de Justice est composée de 15 juges proposés par un Comité et élus par le Congrès National pour 7 ans.  
 
Etat démocratique fondé sur la séparation des pouvoirs, le Honduras s’est doté en 1982 d’une Constitution qui garantit les droits fondamentaux de la personne humaine, abolit la peine de mort et bannit la torture. La liberté de pensée et de la presse, l’inviolabilité du domicile et la libre circulation sont garanties par la loi fondamentale, à l’instar de la liberté de réunion, d’association ou d’opinion. Les droits des enfants et de la famille sont expressément reconnus et les parents sont tenus de pourvoir à l’éducation et à l’entretien de leurs enfants mineurs. Le droit de vote et la liberté du travail sont également garantis.  
 
2. Evolution politique  
 
 
Découvert en 1502 par Christophe Colomb lors de son 4ème et dernier voyage vers le Nouveau Monde, le Honduras est intégré à la Capitainerie de Guatemala en 1790 avant de proclamer son indépendance vis-à-vis du royaume espagnol en 1821.  
 
Après une période d’anarchie, de guerres civiles et la tentative de constitution des Provinces-Unies de l’Amérique Centrale, le Honduras promulgue sa propre Constitution en décembre 1825 et devient un Etat indépendant en 1838.  
 
Le pays connaît son premier dictateur dès 1894 : PolicarpoBonilla règne sur le Honduras jusqu’en 1899. Le pays va alors connaître une longue période de dictatures : Miguel R. Davila (1907-1911), T.Carias Andino (1933-1949), J.M.Gálvez (1949-1954), J.Lozano Díaz (1954-1956).  
 
Dès la fin du 19ème siècle, le pays se trouve sous la domination de compagnies fruitières américaines, en particulier la United Fruit Company (UFCo), qui font du Honduras l’archétype de la « République bananière ». Ces compagnies prennent progressivement le contrôle du pays tout entier et font parfois appel à l’armée américaine (1903,1905,1919,1924.)  
 
En 1956, deux ans après une grève très importante, le courant progressiste de l’armée s’empare du pouvoir et organise des élections en 1958. Le président élu, José Ramon Villeda MORALES, accusé de communisme, est chassé en 1963 par un coup d’Etat qui porte au pouvoir le général Oswaldo López Arellano et ouvre une période de 18 ans de régime militaire. A cette époque, subissant la pression des syndicats, le gouvernement expulse les nombreux immigrés salvadoriens, accusés d’usurper le travail des Honduriens. Cette décision provoque entre les deux pays la guerre dite « du football » de 1969. Un traité de paix y met un terme en 1980.  
 
A partir de 1981, le pays, confronté à une grave crise économique, adopte les réformes proposées par les Etats-Unis et le FMI. Par ailleurs, il subit les répercussions des révolutions de ses voisins en servant de base arrière aux forces contre-révolutionnaires salvadoriennes et nicaraguayennes. Seul pays de l’isthme épargné par les révolutions, il devient malgré tout la pièce centrale du dispositif des Etats-Unis pour la région, qui s’appuie sur le Chef d’Etat Major Gustavo ALVAREZ. Dès lors, les disparitions, les enlèvements et les cimetières clandestins surgissent dans ce pays où l’armée au pouvoir n’a jamais eu un comportement trop répressif. C’est la nouvelle politique anti-subversive. G. Alvarez est jugé trop radical et remplacé en 1984 par le Général Walter LOPEZ REYES qui suspend, quelques mois plus tard, l’entraînement de l’opposition salvadorienne par l’armée américaine. Malgré cette décision, 12.000 Contras continuent de suivre leur formation, dispensée par 3.000 soldats américains sur le sol hondurien.  
 
En 1988, l’implication du Honduras dans les conflits de la région augmente avec la participation de l’armée aux opérations menées au Salvador et l’incursion de l’armée nicaraguayenne en territoire hondurien. En novembre de la même année, le pays refuse de signer un nouvel accord militaire avec Washington et le Président, José AZCONA DEL HOYO (PL), demande aux Contras de quitter le pays.  
 
Depuis la fin des conflits dans l’isthme, la situation économique du Honduras n’a cessé de se dégrader et l’aide américaine de diminuer. Ainsi, le nouveau Président, Rafael Leonardo Callejas Romero (PN), élu en 1989, adopte une politique d’ajustement structurel qui provoque de violents troubles sociaux et un bras de fer avec l’armée qui bénéficiait jusqu’à lors de 20% du budget de l’Etat.  
 
En 1993, Carlos Alberto REINA (PL), ancien Président de la Cour Interaméricaine des Droits de l’Homme, est élu à la tête du pays. Il parvient au cours de son mandat à mettre en œuvre le programme de « démilitarisation » du Honduras. En revanche, la réforme du système judiciaire et la lutte contre la fraude tardent à se mettre en place.  
 
Son successeur, Carlos Roberto Flores Facussé (PN) élu en 1997, achève la démilitarisation du pouvoir et réforme le Code Pénal pour lutter contre la corruption et le clientélisme. Des réformes sont menées dans le domaine social pour intégrer les minorités ethniques et les Droits de l’Homme sont mieux respectés. Cependant, les problèmes de corruption perdurent et la neutralité de la justice est remise en question. Le taux de pauvreté reste très élevé et l’insécurité atteint des proportions préoccupantes.  
 
En janvier 2002, Ricardo Maduro (PN) remporte les élections. Son bilan est aujourd’hui contrasté. A son actif, on peut porter la réforme de la loi de financement des partis politiques et des campagnes électorales, la suppression des immunités des députés et des membres de l’exécutif, la poursuite de la réforme judiciaire et le limogeage de certains hauts fonctionnaires corrompus. D’un point de vue économique, son bilan est relativement positif avec une croissance de 4,2% par an, et une réduction significative de la dette externe. Cependant, les efforts déployés dans le cadre de la lutte contre la corruption sont insuffisants et sa politique sécuritaire est un échec.  
 
En effet, le pays, à l’image de ses voisins de l’isthme, se retrouve dans une situation sécuritaire critique avec le phénomène des maras , gangs de jeunes ultra-violents « formés » à la guerre urbaine dans les ghettos des Etats-Unis, d’où la plupart des membres se sont fait expulser. Ces bandes, financées par le crime organisé et fortes d’environ 36.000 membres dans le pays, font régner la terreur dans leur quartier. Le taux d’homicide (50 pour 100.000 de moyenne nationale, voire 121 pour 100.000 dans la ville de San Pedro Sula) est au Honduras trente fois supérieur à celui de la France. Le pays et ses voisins tentent aujourd’hui de résoudre ce problème de manière conjointe et concertée. Mais la méthode répressive du président Maduro semble ne pas avoir réellement permis d’endiguer le phénomène, d’autant que les effectifs des bandes ont augmenté de 15% en 2005 du fait de la politique d’expulsion menée par les Etats-Unis.  
 
Les élections du 27 novembre 2005 ont porté à la tête du pays Manuel ZELAYA, candidat du Parti Libéral, avec 49,9% des suffrages, soit une courte majorité. Issu d’une famille de riches propriétaires terriens, M. Zelaya est impliqué en politique depuis sa jeunesse. En 1985, à l’âge de 33 ans, il est élu député et son mandat est reconduit en 1989 et 1993.  
 
En 1994, il est nommé ministre chargé du « Fonds Hondurien d’Investissement Social » (FHIS) par le Président Carlos Reina et renouvelé dans ses fonctions en 1998 par le Président Carlos Flores Facussé. C’est en tant que directeur du FHIS que M. Zelaya assure la gestion d’une grande partie de l’aide fournie par les bailleurs de fonds à la suite de l’ouragan Mitch, gestion pour laquelle il obtient un satisfecit général pour la bonne utilisation des fonds.  
 
Sa campagne électorale a été menée autour des thèmes de la transparence dans la vie publique, la création d’emplois (100.000 emplois par an dans les secteurs de l’agriculture et des services) et la lutte contre la délinquance. Sa démarche pour endiguer le phénomène des maras s’appuie sur le triptyque « prévention-répression-réinsertion ». Cependant, ne disposant pas de majorité au Congrès National (62 des 128 sièges), le Président doit s’attacher à rechercher des consensus.  
 
 
 
Politique extérieure 
 
 
Historiquement, le Honduras entretient des relations étroites et privilégiées avec les Etats-Unis qui sont le premier client et fournisseur du pays (41,5% des exportations du Honduras se font vers les Etats-Unis et 34,6% des importations en proviennent). Ces liens se sont intensifiés avec l’entrée en vigueur du CAFTA, l’accord de libre-échange entre les Etats-Unis et l’Amérique Centrale. Le 1er avril 2005, cet accord entre en vigueur au Honduras qui devient ainsi après le Salvador et en même temps que le Nicaragua, le 3ème pays à bénéficier de ses dispositions.  
 
Ce système introduit de nouvelles dispositions législatives de nature à faciliter l’accès des entreprises américaines et étrangères au marché hondurien (régime de la propriété intellectuelle, code des marchés publics...). En leur offrant de plus grandes garanties et une meilleure sécurité, ces mesures sont susceptibles d’attirer les investissements étrangers.  
 
De plus, les deux pays sont liés par un facteur humain : près de 15% de la population hondurienne vit aujourd’hui aux Etats-Unis. Ceux-ci envoient de l’argent à leurs familles restées sur place. Ces sommes, les « remesas », représentent 21% du PIB hondurien.  
 
Les relations du Honduras avec ses voisins de la région sont dans l’ensemble bonnes. Le pays est un pilier de longue date du Système d’Intégration Centraméricain (SICA) et est à l’origine de l’accord sur l’union politique centraméricaine, signé en 1997 entre le Honduras, le Guatemala, le Salvador, le Nicaragua et le Costa Rica.  
 
Les relations avec le Mexique sont excellentes et résultent de liens de coopération très étroits. Elles se font en partie sur la base du Plan Puebla-Panama.  
 
Les liens se sont resserrés avec Cuba après le passage du cyclone Mitch, car l’île a apporté une aide médicale conséquente au pays. Cependant, les réticences exprimées par Washington pourraient mettre un frein à cette évolution.  
 
Les rapports entretenus avec le Nicaragua ont longtemps été marqués par des tensions mais se sont sensiblement améliorés depuis que la Cour Interaméricaine de Justice a réglé le différend frontalier qui opposait les deux pays.  
 
Le pays entretient des relations développées en Asie. Un accord commercial a été signé avec Taiwan, visant à faciliter les exportations honduriennes de produits agricoles et à encourager l’implantation d’usines d’assemblage taiwanaises dans les maquilas. De plus, les relations de coopération sont également importantes, Taïpeh s’étant engagé à verser une aide financière de 70 MUSD sur 4 ans.  
 
La coopération japonaise reste très active au Honduras et représente en moyenne 50 MUSD par an depuis le cyclone Mitch. Celle-ci est principalement orientée vers l’agriculture et la santé, mais prend également en compte des domaines tels que les infrastructures, l’éducation...  
 
Depuis de nombreuses années, les relations avec l’Union Européenne se sont développées. Dès 1992, le Honduras bénéficie du SPG drogue (système de préférences généralisées) mais un contentieux concernant le régime d’importation des bananes l’oppose à l’Union Européenne. En 1993, l’UE signe un accord de coopération UE-Amérique Centrale, axé sur la sécurité, la stabilité régionale et un renforcement en faveur de l’intégration régionale et internationale. En décembre 2003, la signature de l’accord de dialogue politique et de coopération renforcée a consolidé cette relation. Le Honduras appelle de ses vœux la conclusion d’un accord d’association entre l’Amérique Centrale et l’Union Européenne et s’est félicité à ce titre du résultat du Sommet de Vienne.  
 
La coopération européenne vers le Honduras est importante. L’Union apporte une aide dans les domaines alimentaire, sanitaire, de reconstruction et d’appui à la démocratisation au travers du programme PVD-ALA, conçu pour resserrer les liens commerciaux, économiques, culturels ou scientifiques entre l’Union européenne et les pays en développement d’Asie et d’Amérique latine - 131 M€ sont prévus pour la période 2002-2006 avec comme priorités la lutte contre la pauvreté, le développement durable, l’appui à la décentralisation et l’éducation.  
 
 
 
Economie 
 
 
Pays parmi les plus pauvres d’Amérique Latine, le Honduras s’efforce depuis 1990 de mettre en œuvre une politique d’assainissement économique. L’ouragan Mitch de 1998 a marqué un coup d’arrêt à cette politique et a conduit la communauté financière internationale à se mobiliser. Si la situation macro-économique est aujourd’hui globalement saine, le processus de reconstruction et l’avancée des réformes structurelles restent lents.  
 
Grâce aux bons résultats économiques de l’année 2004, les objectifs fixés par le FMI pour 2005 ont été atteints et même dépassés dans certains domaines : croissance de 4,2% (alors que l’objectif du FMI était de 3,5%), 7,7% d’augmentation de la demande privée et 28% d’augmentation de l’investissement en 2004 avec néanmoins une forte baisse en 2005 (2,3%). Cependant, un résultat vient ternir ce tableau : celui de l’inflation qui a augmenté de 7,7% alors que le FMI visait 6,5%.  
 
Le déficit commercial reste préoccupant, s’élevant à 2,8 Mds USD, soit 35% du PIB. Mais dans le même temps, le déficit courant a pratiquement été réduit à néant. Ce bon résultat a été obtenu essentiellement grâce à une forte augmentation des transferts des travailleurs immigrés, les « remesas » qui ont atteint en 2005 1,7 Mds USD, soit 49% de plus qu’en 2004, et représentent 21% du PIB.  
 
La structure de l’économie hondurienne est relativement équilibrée : le secteur agricole représente 13,3% du PIB, l’industrie 31,3% et les services, 55,4%.  
 
Le secteur agricole a affiché de bons résultats pour l’année 2004, notamment grâce au café et aux crevettes. En revanche, le marché de la banane connaît des difficultés avec une compétitivité inférieure à celle de grands producteurs comme l’Equateur. Le secteur du bois est très prometteur mais reste encore sous-exploité.  
 
Le secteur manufacturier repose essentiellement sur les « maquiladoras » et reste incertain et très fluctuant. Dans le domaine textile, la concurrence provenant de pays à faible coût de main d’œuvre se fait vivement ressentir. En revanche, dans les autres secteurs de l’industrie, le pays continue de bénéficier de sa situation géographique, proche des Etats-Unis, ainsi que de sa capacité d’adaptation.  
 
Dans le secteur des services, le potentiel du développement du tourisme reste conditionné à un développement des infrastructures, et de fait, à d’importants investissements. De plus, le pays doit régler son grave problème sécuritaire pour être attractif au niveau international.  
 
Pour remédier aux faiblesses budgétaires de l’Etat, le gouvernement Maduro a adopté une réforme fiscale qui a permis d’accroître les recettes budgétaires de près de 15%. De plus, il a mis en œuvre des mesures d’ajustement au niveau des dépenses, en ne remplaçant pas par exemple 60% des emplois vacants dans le secteur public. Ainsi, le déficit budgétaire a été limité à 3% du PIB pour 2005.  
 
Bien que ne remplissant pas a priori toutes les conditions d’éligibilité à l’initiative PPTE (Pays Pauvres Très Endettés), le Honduras a bénéficié d’une dérogation compte tenu du désastre causé par l’ouragan Mitch en 1998. Prenant en compte les réformes et les bons résultats économiques de 2004 et 2005, le FMI et la Banque Mondiale ont autorisé le pays à participer à l’initiative PPTE. La dette extérieure du pays atteignait 5.082 Mds USD fin 2004. La dette bilatérale envers les créanciers du Club de Paris s’élevait à 1,367 Mds USD, dont 70% ont été abandonnés en mai 2005. Par ailleurs, le mois suivant, le G8 a effacé 1,25 Mds USD de dette du Honduras.  
 
Grâce à cette annulation de dette, le pays est en mesure d’investir dans la lutte contre la pauvreté. Avec un taux d’extrême pauvreté atteignant 44,6% de la population, un taux global de pauvreté de 64,2% et 30% des enfants souffrant de malnutrition, le gouvernement doit adopter d’urgence des mesures profondes car la majorité des Honduriens ne ressentent pas d’amélioration dans leurs conditions de vie, malgré des résultats économiques encourageants. 

 

(c) Observatoire d'Analyse de la Politique Internationale des Etats Americains-Observatorio de Analisis de la Politica Internacional de los Estados Americanos - Créé à l'aide de Populus.
Modifié en dernier lieu le 23.12.2006
- Déjà 2763 visites sur ce site!