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PRINCIPALES INFORMATIONS

Nom officiel : République de Colombie  
 
 
Données géographiques 
 
Superficie : 1 141 748 km2  
Population : 45 millions  
Capitale : Bogota (6,8 millions d’habitants)  
Villes principales : Cali, Medellin, Barranquilla  
Langue officielle : espagnol  
Monnaie : peso  
Fête nationale : 20 juillet  
 
 
Données démographiques 
 
Croissance démographique : 1,53 %  
Espérance de vie : 71 ans  
Taux d’alphabétisation : 92,5 %  
Religion : Catholique  
Indice de développement humain (Classement ONU) : 73ème  
 
 
Données économiques 
 
PIB (2004) : 99 Mds $  
PIB par habitant (2004) : 2 200 dollars  
Taux de croissance (2004) : 4 %  
Taux de chômage (2005) : 11,4 %  
Taux d’inflation (2004) : 5,5 %  
Solde budgétaire (2004) : - 1,2 %  
Principaux clients en 2004 : Etats-Unis (44 %), Venezuela (9,6%), Equateur (7,9%), Pérou (3,3%)  
Principaux fournisseurs en 2004 : Etats-Unis (29 %), Venezuela (7,4%), Brésil (6,5%), Mexique (5,3%)  
 
 
 
Composition du gouvernement de la République de Colombie 
 
Président de la République, M. Alvaro URIBE VELEZ (07.08.02, réélu le 07.08.06)  
 
Gouvernement du 7 août 2006  
 
Vice-président de la République, M. Francisco SANTOS CALDERON  
 
Ministres  
 
Ministre de l’Intérieur et de la Justice, M. Sabas PRETELT DE LA VEGA (02.11.03)  
Ministre des Affaires étrangères, Mme Maria Consuelo ARAUJO (07.08.06)  
Ministre des Finances et du Crédit public, M. Alberto CARRASQUILLA BARRERA  
Ministre de la Défense nationale, M. Juan-Manuel SANTOS (20.07.06)  
Ministre de l’Agriculture, M. Andrés Felipe ARIAS  
Ministre de la Protection sociale, M. Diego PALACIO BETANCOURT  
Ministre des Mines et de l’Energie, M. Hernan MARTINEZ TORRES (31.07.06)  
Ministre du Commerce extérieur, de l’Industie et du Tourisme, M. Jorge Humberto BOTERO  
Ministre de l’Education nationale, Mme Cecilia Maria VELEZ WHITE  
Ministre de l’Environnement, du Logement et du Développement territorial, M. Juan LOZANO (05.07.06)  
Ministre des Communications, Mme Maria Del Rosario GUERRA (19.07.06)  
Ministre des Transports, M. Andrés Uriel GALLEGO  
Ministre de la Culture, Mme Elvira CUERVO de JARAMILLO 
 
 
 
Politique intérieure 
 
L’élection dès le 1er tour le 26 mai 2002 du candidat libéral dissident Alvaro Uribe, avec une avance de quelque 20 points sur son rival immédiat, le libéral Horacio Serpa, a confirmé la sanction par les électeurs de la classe politique traditionnelle colombienne. En préférant M. Alvaro Uribe, la population s’est montrée séduite par un langage de fermeté à l’égard des groupes armés illégaux et par la volonté affirmée de rétablir l’autorité de l’Etat. En parallèle, M. Uribe ouvrait une perspective de solution politique négociée en annonçant son intention de rechercher une médiation internationale en vue d’un cessez-le-feu et d’une négociation sur la réinsertion des groupes armés dans la vie démocratique.  
 
Président entre 1998 et 2002, le Président Andrés Pastrana avait engagé un processus de paix avec les Forces Armées Révolutionnaires de Colombie (FARC), fortes d’environ 18 000 hommes. Une zone démilitarisée de 42 000 km2 avait été créée pour servir de siège à des négociations qui n’ont finalement pu aboutir et ont été définitivement interrompues le 20 février 2002, dans un contexte de violence accrue. Le 23 février 2002, Mme Ingrid Betancourt, candidate à la Présidence de la République et bi-nationale franco-colombienne, était enlevée par les FARC.  
 
Dès son accession au pouvoir, en août 2002, le Président Uribe a mis en œuvre une politique dite de sécurité démocratique, destinée à renforcer l’autorité de l’Etat sur l’ensemble du territoire national, et considérée comme étant un préalable indispensable à une solution négociée du conflit, pouvant intervenir ultérieurement. D’importantes mesures ont été prises à cet effet (recrutement de 30 000 soldats professionnels, mise en place d’un réseau de surveillance citoyenne d’un million de personnes).  
 
La Colombie se trouve actuellement dans une phase d’intensification du conflit. Si l’année 2003 avait été marquée par une série d’actions violentes des FARC, la politique de fermeté du Président Uribe a commencé à porter ses fruits en 2004 : la violence a globalement reculé en milieu urbain (homicides et enlèvements en diminution) alors que l’armée, mieux préparée au combat contre la guérilla, a remporté quelques victoires et est parvenue à arrêter d’importants dirigeants des FARC. L’« Opération Patriote », large offensive militaire faisant appel à plus de 15 000 soldats lancée début 2004 dans le sud du pays, bastion traditionnel des FARC, semble piétiner, même si elle a créé des problèmes d’approvisionnement et de communication pour les FARC. On ne saurait toutefois sous-estimer leur capacité de résistance dans un milieu qu’elles connaissent parfaitement. L’année 2005 a ainsi été marquée par une série d’opérations audacieuses lancées contre les forces armées, attestant de la résurgence du conflit intérieur (notamment la bataille du 26 décembre 2005 dans le parc naturel de la Macarena, au cours de laquelle 29 militaires ont été tués). Elles pourraient annoncer une contre offensive plus vaste des FARC, à près de six mois de l’élection présidentielle de mai-juin 2006. La Cour constitutionnelle ayant reconnu en octobre la légalité du principe de réélection immédiate du Président de la République, le Président Uribe pourra se représenter en 2006. Il bénéficie d’une côte de popularité voisine de 70 %.  
 
Cette intensification du conflit a rendu plus incertaines encore les perspectives d’une solution négociée. Depuis le lancement du « plan Patriote », plus aucune rencontre entre les FARC et les représentants de l’Eglise catholique, médiateurs entre les FARC et le gouvernement, n’a été possible.  
 
La conclusion d’un accord humanitaire, visant à échanger la soixantaine d’otages politiques, , parmi lesquels figure notre compatriote Ingrid Betancourt, contre des guérilleros emprisonnés, est le seul espoir pour hâter la libération des otages mais s’avère très complexe. L’ouverture des négociations reste un objectif prioritaire pour l’opinion et les autorités françaises qui, en liaison avec la Suisse et l’Espagne, ont présenté en décembre 2005 une nouvelle proposition visant à faciliter une rencontre entre le gouvernement colombien et les FARC en vue d’une négociation.  
 
De difficiles négociations avec les paramilitaires des Autodéfenses unies de Colombie (AUC), (environ 20 000 hommes) ont été engagées en juillet 2003. Une zone de démobilisation a été officiellement inaugurée en juillet 2004. De grandes incertitudes pèsent cependant sur ce processus, dont la mise en œuvre bénéficie de l’appui technique de l’OEA. La communauté internationale a insisté auprès des autorités colombiennes pour que le pays se dote d’un cadre légal, fixant les conditions de démobilisation respectant les principes de vérité, de justice et de réparation.  
 
La loi « Justice et Paix », adoptée le 25 juillet 2005, constitue ce cadre légal, défini par les autorités colombiennes.Cette loi concerne les groupes d’autodéfense et de guérilla, mais dans les faits elle s’applique aux seules AUC, dont la démobilisation est en cours. Les membres des groupes armés devront déclarer leurs crimes et les biens qu’ils auraient acquis dans le cadre de leurs activités (cependant l’omission et le mensonge ne sont pas pénalisants). Les peines de prison iront de 5 à 8 ans. La loi prévoit également un volet de réinsertion des membres de groupes illégaux et de réparation, à la fois symbolique et pécuniaire, des préjudices subis par les victimes.  
 
Le Comité de l’Union européenne consacré à l’Amérique latine (COLAT) de septembre 2005 a constaté que la loi comportait de graves déficiences : délai très court (60 jours) prévu pour l’instruction de chacun des quelque 15 000 dossiers par un nombre très restreint de magistrats ; distinction artificielle entre les groupes organisés dans le but de se livrer au trafic de drogue et ceux qui recourent au trafic de drogue pour financer leurs activités ; charge de la preuve qui incombe aux victimes. Le 3 octobre dernier, le Conseil de l’Union européenne (Conseil Affaires Générales), tout en rappelant plusieurs des sujets de préoccupation, a affirmé que la loi nécessite d’être mise en œuvre de façon effective et transparente et a décidé d’apporter une coopération aux groupes de victimes pour appuyer la mise en œuvre de la loi.  
 
Les négociations avec l’Armée de libération nationale (ELN), guérilla d’inspiration guévariste, qui, après une tentative de médiation mexicaine, étaient revenues au point mort, ont repris en décembre 2005 à La Havane.  
 
 
 
Politique extérieure 
 
La Colombie participe au processus d’intégration régionale en cours. Elle participe au renforcement de la CAN et à son rapprochement avec le Mercosur, dont elle est devenue en décembre 2004 membre associé. Elle fait également partie de l’ALADI (association latino-américaine d’intégration) et de la Communauté sud-américaine des Nations (CSAN) fondée en décembre 2004 à Cuzco.  
 
La Colombie est un enjeu essentiel pour les Etats-Unis, en raison de sa situation géostratégique (voisine du Venezuela, riche en pétrole) et de son rôle de principal fournisseur du marché américain en cocaïne et en héroïne. Difficiles pendant la présidence Samper, les relations entre les deux pays se sont normalisées. La Colombie est le quatrième bénéficiaire de l’aide américaine extérieure. La coopération entretenue avec l’armée et la police colombiennes depuis plus de quarante ans s’est accrue depuis juillet 1999, date à laquelle le président Clinton a promulgué la loi consacrant 1,3 Md $ à la lutte contre la drogue dans la région andine, dont 860 M$ pour la Colombie dans le cadre du Plan Colombie. Elle s’est encore renforcée depuis l’arrivée au pouvoir du Président Uribe, dont la politique reçoit le soutien des Etats-Unis, avec notamment l’extension à la lutte contre le terrorisme du champ de l’appui initialement consacré à la lutte contre la drogue. L’aide versée en 2004 a été de 575 M$, et le montant pour 2005 s’élève à 598 M$. Au total, depuis 2000, 3,9 Md$ auront été versés à la Colombie en 6 ans.  
 
 
 
Situation économique 
 
Grâce à la taille de son marché de 45 millions d’habitants, l’ampleur de ses ressources naturelles (émeraudes, café, pétrole, charbon notamment) et un historique de débiteur exemplaire (le seul pays du continent à n’avoir jamais demandé de renégociation de dette), la Colombie a longtemps connu une croissance forte. Celle-ci s’était poursuivie, au cours des années 1980, malgré les difficultés de la plupart des économies d’Amérique Latine (hyperinflation, importants déficits, crise de la dette), le revenu par habitant augmentant par exemple de 12% sur la décennie tandis qu’il chutait dans toute la région. Le retournement de la conjoncture a provoqué en 1999 une grave récession (- 4,5 % de croissance, taux de chômage de 21 %), entraîné l’assouplissement du système de change et creusé le déficit des finances publiques. La croissance a été limitée à 1,5% en 2001 et en 2002.  
 
L’année 2004 a été marquée par une nette amélioration des indicateurs macro-économiques, la croissance du PIB s’établissant à 4 % et l’inflation à 5,5 %, le chômage baissant à 12 %. Selon les prévisions du FMI, l’endettement extérieur (38 milliards de dollars) devrait se stabiliser, le niveau du service de la dette dépassant alors légèrement 45% du PIB. La croissance en 2005 est estimée à 3,96 %, avec une inflation stable à 5,5 % et un chômage poursuivant son recul, à 11,4 %. Reste à savoir si le Président, qui fera bientôt campagne pour sa réélection en 2006, saura marquer son ascendant sur le congrès, afin de poursuivre les réformes de fond dont le pays a besoin.  
 
La Banque mondiale a approuvé en novembre 2003 un prêt d’ajustement structurel (soutien aux réformes institutionnelles et fiscales) de 150 millions de dollars.  
 
Le commerce extérieur représente environ 25% du PIB. La Colombie souhaite accélérer son insertion dans le commerce mondial (intégration régionale au sein de la Communauté andine des nationes, CAN, accord avec le Chili). Mais surtout, elle a entamé en mai 2004 des négociations avec les Etats-Unis en vue de signer un accord bilatéral de libre-échange, en marge des discussions relatives à la Zone de Libre Echange des Amériques (ZLEA). L’accord préférentiel Andean Trade Preference Act (ATPA) de 1991 avec les Etats-Unis, bien qu’applicable aux 3/4 des produits colombiens, n’a bénéficié en valeur qu’à moins d’un sixième des exportations en 2001. Il prend fin en 2006.  
 
La Colombie bénéficie, en tant que membre de la CAN, du système de préférences généralisées (SPG Drogue) de l’Union européenne au titre de l’appui à la lutte contre la production et le trafic de drogue, dispositif qui sera remplacé à partir du 1er janvier 2006 par un nouveau régime, baptisé SPG +.  
 
 

 

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Modifié en dernier lieu le 21.12.2006
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