ARK NETWORK reference.ch · populus.ch    
 
  
O.A.P.I.E.A. - O.A.A.S.F.P. - O.A.P.I.E.A. 
 
 
Rubriques

Liens

 Home  | Livre d'Or  | Album-Photo  | Contact

PRINCIPALES INFORMATIONS

Nom officiel : République du Pérou  
 
 
Données géographiques 
 
Superficie : 1 285 220 km2  
Population : 27,5 millions (32,1e moins de 15 ans ; 5,1e plus de 65 ans)  
Capitale : Lima (8 millions d’habitants)  
Villes principales : Arequipa (1 million d’hab), Trujillo (0,8 million)  
Langues officielles : Espagnol, Quechua, Aymara et langues amazoniennes  
Monnaie : Nouveau Sol (au taux officiel, 1nouveau sol = 0,24 € au 30/04/05)  
Fête nationale : 28 juillet (Indépendance, 1821)  
 
 
Données démographiques 
 
Croissance démographique : 1,5ar an (2005)  
Espérance de vie : 70 ans ; mortalité infantile : 30 pour 1000 naissances  
Taux d’alphabétisation : 91hommes), 80femmes)  
Religion (s) : Catholicisme romain (90 
Indice de développement humain (Classement ONU) : 0,752 (85ème rang)  
 
 
Données économiques 
 
PIB (2005) : 78 milliards de $  
PIB par habitant (2005) : 2 875 $  
Taux de croissance (2005) : 6,7 0D 
Taux de chômage (2005) : 8 0D 
Taux d’inflation (2005) : 1,6 0D 
Solde courant (2005) : 1,3 IB  
Déficit budgétaire (2005) : 0,7IB  
Dette publique : 38IB  
Principaux clients (2005) : USA (30,4 Chine (10,9 Chili (6,6 Canada (6 
Principaux fournisseurs (2005) : USA (17,7 Chine (8,5 Brésil (8,2 Equateur (7,3 Colombie (6,20D 
 
 
 
Composition du gouvernement de la République du Pérou 
 
Président du Conseil des ministres, M. Jorge del CASTILLO GALVEZ  
 
 
Président de la République, M. Alan GARCIA PEREZ (28.07.06)  
 
Gouvernement du 1er août 2006  
 
 
Président du Conseil des ministres, M. Jorge del CASTILLO GALVEZ  
 
Ministre des Relations extérieures, M. José Antonio GARClA BELAUNDE  
 
Ministre de la Défense, M. Allan WAGNER TIZÓN  
 
Ministre de l’Economie et des Finances, M. Luis Julián Martín CARRANZA UGARTE  
 
Ministre de l’Intérieur, Mme Pilar Elena MAZZETTI SOLER  
 
Ministre de la Justice, Mme María Amabilia ZAVALA VALLADARES  
 
Ministre de l’Education et de la Culture, M. José Antonio CHANG ESCOBEDO  
 
Ministre de la Santé, M. Carlos Santiago VALLEJOS SOLOGUREN  
 
Ministre de l’Agriculture, M. Juan José SALAZAR GARClA  
 
Ministre du Travail et de la Promotion de l’Emploi, Mme Susana Isabel PINILLA CISNEROS  
 
Ministre du Commerce extérieur et du Tourisme, Mme Mercedes Rosalba ARAOZ FERNANDEZ  
 
Ministre de l’Energie et des Mines, M. Juan GUALBERTO VALDIVIA ROMERO  
 
Ministre des Transports et des Communications, Mme Verónica Elizabeth ZAVALA LOMBARDI  
 
Ministre de la Production, M. Rafael REY REY  
 
Ministre du Logement, de la Construction et de l’Assainissement, M. Hernán Jesus GARRIDO-LECCA MONTANEZ  
 
Ministre de la Femme et du Développement social, Mme Virginia BORRA TOLEDO 
 
 
 
Politique intérieure 
 
Institutions  
 
Régime présidentiel (Constitution de 1993).  
Pouvoir exécutif : Le Président de la République est élu au suffrage universel direct pour un mandat de cinq ans renouvelable une seule fois ; le Président nomme les membres du gouvernement.  
Pouvoir législatif : Congrès monocaméral de 120 membres élus pour 5 ans au scrutin de liste à la proportionnelle. Le Congrès ne peut être dissout par le Président de la République qu’une seule fois par mandat présidentiel.  
Pouvoir judiciaire : Cour suprême (un Président et 12 juges).  
Elections générales : 9 avril 2006. Second tour fixé au 4 juin. Investiture le 28 juillet 2006.  
 
Chronologie récente  
 
1990-1995 : premier mandat du Président Fujimori, caractérisé, après la politique inflationniste du Président social-démocrate Alan Garcia, par un redressement économique d’inspiration libérale et une lutte résolue contre le terrorisme. Mis en difficulté par le Parlement, M. Fujimori le dissout et suspend la Constitution en avril 1992 ("auto-coup d’Etat").  
 
1995-2000 : 2ème mandat du Président Fujimori : poursuite de la libéralisation de l’économie, sans parvenir à résoudre les problèmes sociaux. Les forces armées - et, en leur sein, les services secrets - ont exercé une influence grandissante sur le régime, accentuant sa dérive autoritaire. Après les élections contestées d’avril-mai 2000, M. Fujimori est contraint de se retirer, notamment sous la pression de la communauté internationale. Un gouvernement provisoire (M. Valentin Paniagua) assure la transition et organise de nouvelles élections.  
 
2001-2006 : le 28 juillet 2001, M. Alejandro TOLEDO remporte les élections présidentielles à l’issue du deuxième tour (53devant l’ancien Président Alan Garcia (47 sur la base d’un programme fondé sur la lutte contre la pauvreté et la corruption, ainsi que les réformes constitutionnelles et administratives (décentralisation et création de l’échelon régional). Le parti présidentiel (Perú posible) domine le Congrès (47 sièges) sans y disposer de la majorité. Le 22 juillet 2002, un accord national de gouvernabilité est souscrit entre les partis politiques et divers représentants de la société civile. Mais diverses crises politiques, entrainant plusieurs gouvernements dans la chute, vont éroder profondément le crédit du Président.  
 
Parvenu au terme de son mandat (non renouvelable), le Président Toledo peut s’ennorgueillir d’avoir été l’artisan d’un redressement économique remarquable, grâce à sa gestion rigoureuse et orthodoxe (assainissement des finances publiques dégageant un excédent budgétaire, exportations multipliées par 2,5, croissance moyenne de 5appréciation favorable du risque-pays). Mais les retombées sociales n’ont pas suivi : la population a été déçue par un régime qui n’a pas permis de résoudre ses difficultés quotidiennes, et notamment le niveau du sous-emploi (près de 60e la population active), en dépit des mesures prises en faveur des catégories sociales les plus vulnérables (la pauvreté a reculé de 54,3 50et l’extrême pauvreté de 24,1 18,5 La capacité institutionnelle du pays ne s’est pas sensiblement améliorée, le déficit d’infrastructures persiste, et le processus de décentralisation n’a pu être mené à son terme. Divers problèmes endémiques demeurent : la persistance résiduelle de foyers du "Sentier Lumineux" reconvertis dans le narcotrafic, la forte progression des cultures de coca, la récurrence des conflits sociaux aggravés par la question indigène (41e la population), sans oublier les possibles répercussions du conflit colombien sur le territoire péruvien. Le rapport de la Commission Vérité et Réconciliation, publié en août 2003, a évalué à 70 000 le nombre des victimes des violences armées de la période 1980-2000 (guérillas du MRTA et surtout du "Sentier Lumineux"). Le gouvernement tarde à mettre en œuvre ses recommandations en matière d’indemnisation des victimes civiles innocentes. L’arrivée inopinée au Chili, le 6 novembre 2005, de l’ex-Président Fujimori a fait sensation, dans le contexte de la campagne électorale. Détenu à Santiago en attendant l’aboutissement de la demande d’extradition péruvienne, puis remis en liberté provisoire, l’intéressé, au demeurant inéligible, n’a pu peser jusqu’ici sur le cours des choses. Son retour hypothétique sur la scène péruvienne a été éclipsé par l’émergence rapide d’un nouveau candidat à l’élection présidentielle en la personne de M. Ollanta Humala, ancien militaire putchiste, à la tête d’une petite formation nationaliste et radicale, qui a provoqué une levée de boucliers dans la classe politique traditionnelle.  
 
Elections du printemps 2006 : De fait, porté par la victoire d’Evo Morales en Bolivie et fort du soutien affiché du Président vénézuélien Chavez, le candidat Humala a remporté le premier tour des élections du 9 avril (30,62devant l’ancien Président Alan Garcia (24,33 Mais au final, l’apport massif des voix de Lima (un tiers de l’électorat) et des principales zones urbaines, conjugué avec la fidélité des bases Apristes de la côte nord, ont permis à M. Garcia de remporter l’élection présidentielle au second tour, le 4 juin, avec 53es voix. Conscient d’avoir été le candidat du « moindre mal », compte tenu du bilan catastrophique de sa présidence des années 1985-1990, M. Garcia a évité tout triomphalisme, tout en estimant qu’il avait infligé un sérieux revers au projet Chaviste dans la région. Il sait qu’il devra compter avec la puissance de son adversaire, Ollanta Humala, qui l’a emporté dans 15 des 25 provinces du pays (les zones rurales et pauvres de l’Altiplano notamment) et dont le tout jeune parti, l’Union pour le Pérou (UPP), est devenu la première force politique au Congrès (120 élus), avec 45 députés contre 36 à l’APRA (parti du Président Garcia). Le nouveau Président a ete investi le 28 juillet 2006.  
 
 
 
Politique extérieure 
 
La fin de l’ère Fujimori a marqué le retour du Pérou dans la communauté des nations démocratiques et un engagement résolu dans le processus d’intégration andine.  
 
Depuis la fin de l’année 2000, le Pérou s’est montré actif sur la scène internationale. Il est à l’origine de l’adoption de la Charte démocratique interaméricaine, dans le cadre de l’Organisation des Etats Américains (septembre 2001).  
 
Il s’implique fortement dans le processus d’intégration andine. A l’issue de la réunion de Santa Cruz (janvier 2002), sa participation à moyen terme à la zone de libre échange et au tarif extérieur commun a été décidée. Une Charte andine pour la paix et la sécurité, adoptée le 19 juin 2002, fait de l’instauration d’une Zone de paix dans les Andes un objectif commun des pays de la Communauté Andine des Nations (CAN).  
 
Avec ses partenaires de la CAN, le Pérou bénéficie de préférences commerciales unilatérales accordées par l’Union Européenne (Système de Préférences Généralisées - SPG "drogue", devenu au 1er janvier 2006 le SPG « plus »). Les pays de la CAN souhaitent que l’UE accepte la négociation d’un accord d’association instaurant une zone de libre-échange. Pour l’heure, seul un accord de dialogue politique et de coopération renforcée a été signé le 15 décembre 2003 à Rome. Après la défection du Venezuela et devant l’attitude incertaine de la Bolivie, le Pérou a cherché, au cours du Sommet UE/ALC de Vienne (12 mai 2006), à convaincre les Européens de s’engager sur l’accord d’association avec une CAN en format réduit. L’UE s’est donnée un délai de réflexion de deux mois avant de se prononcer, au vu d’une situation pour le moment très mouvante.  
 
La conclusion d’un accord de libre échange avec les Etats-Unis, objectif prioritaire du Président Toledo dans la perspective du non renouvellement de l’ATPDEA en 2006, a pu être finalisée le 7 décembre 2005, malgré les réticences des syndicats agricoles et d’une partie de l’opinion publique. Mais cet accord, qui reste à ratifier, est devenu une pomme de discorde avec le Venezuela, en raison de l’attitude farouchement hostile du Président Chavez à tout accord de ce genre avec les Etats-Unis.  
 
Au sein du Groupe de Rio, le Pérou mène une diplomatie active. Lors du Sommet de Cuzco des 23 et 24 mai 2003, un consensus s’est dégagé sur l’idée d’un lien entre le renforcement de la démocratie et la lutte contre la pauvreté et sur la nécessité de rechercher des mécanismes financiers innovants à l’appui de ces objectifs. Pour sa part, le Pérou s’emploie à obtenir un soutien sur le principe d’un mécanisme qui serait fondé sur le recyclage d’une partie de la dette externe, notamment auprès des membres du G8.  
 
Les relations du Pérou avec son voisin du nord se sont apaisées (accord de paix avec l’Equateur en 1998). Elles demeurent très inégales avec le Chili (plateau continental, affaire des ventes d’armes chiliennes à l’Equateur). De fait, après une phase d’amélioration, les relations se sont à nouveau tendues à propos du litige sur la définition des frontières maritimes entre les deux pays. A ce différend, s’ajoute l’incertitude sur le sort qui sera réservé à la demande d’extradition péruvienne en cours d’examen au Chili, où l’ex-Président Fujimori a été remis en liberté provisoire. Le Pérou voit ses zones de cultures illicites s’étendre à mesure qu’elles diminuent en Colombie. Les rapports avec la Bolivie sont convenables, même si le rapprochement d’Evo Morales avec les Présidents Chavez et Castro inspire une certaine inquiétude. En revanche, les relations plutôt distantes avec le Venezuela se sont récemment dégradées (rappel en consultations de l’Ambassadeur du Pérou à Caracas) à la suite des déclarations fracassantes du Président Chavez sur les élections péruviennes, tant à l’encontre du Président Toledo (« traître à la cause indigène ») que de son successeur Alan Garcia (« bandit de grand chemin »).  
 
Le partenariat stratégique mis en place avec le Brésil en août 2003 a été déterminant pour la signature de l’accord d’association avec le Mercosur, entré en vigueur en novembre 2003.  
 
Le Pérou est également membre de l’OTCA, à l’instar des autres pays riverains du bassin de l’Amazone. C’est à Iquitos que s’est tenue la 9ème Conférence ministérielle de l’Organisation du traité de coopération de l’Amazonie (24-26 novembre 2005). A cette occasion, les Péruviens ont soutenu sans réserve notre demande d’admission à l’OTCA en qualité de pays observateur.  
 
Le Pérou participe à la MINUSTAH avec la présence de 450 militaires en Haïti.  
 
Une réunion au sommet de la CAN, du Mercosur et du Chili s’est tenue les 8 et 9 décembre 2004 à Cuzco, marquant le lancement officiel de la "Communauté sud américaine des nations" (CSN), nouvelle organisation macro-régionale aux visées ambitieuses que le Pérou espère concrétiser à moyen et long terme.  
 
Le Pérou a été élu par l’Assemblée générale des Nations Unies pour occuper un siège de membre non-permanent au Conseil de Sécurité, pour la période 2006-2007.  
 
 
 
Economie 
 
 
Malgré l’instabilité politique, le Pérou connaît un succès certain sur le plan économique avec une croissance de 6,7n 2005, supérieure à celle de 2004 (4,8 un faible niveau d’inflation (1,6 une monnaie stable (qui s’est même appréciée par rapport au dollar) et une réduction sensible du déficit des comptes externes. Les relations du Pérou avec les institutions financières internationales se sont améliorées. En février 2002, un nouveau programme a été approuvé par le FMI (316 M$) aux termes duquel le Pérou s’est engagé à limiter son déficit budgétaire et à conduire des privatisations à hauteur de 700 M$. Il a procédé à quatre émissions de bons, en 2002 et 2003, sur les marchés extérieurs (2,9 Md$), confirmant ainsi le retour du Pérou sur la scène financière internationale, après 70 ans d’absence.  
 
La balance commerciale s’est soldée en 2005 par un excédent exceptionnel de 4,5 Md$ (exportations : 17 Md$, importations : 12,5 Md $). Les Etats-Unis sont le 1er client du Pérou (30,4et son 1er fournisseur (17,7 La Chine a absorbé 10,9es exportations péruviennes, devenant son 2ème partenaire commercial.  
 
Le Pérou a bénéficié d’un positionnement sectoriel favorable autour de quelques marchés porteurs, notamment dans les domaines agricoles et de l’industrie agroalimentaire : le Pérou est ainsi le premier exportateur mondial de farines de poisson et d’asperges. Quant à l’industrie textile d’exportation, essentiellement tournée vers les Etats-Unis, elle est axée sur des produits de qualité, lui permettant de résister à la concurrence asiatique.  
 
Les résultats de 2005 ont été favorables : l’augmentation du PIB a atteint 6,7alors que la prévision initiale était de 5Cette amélioration des prévisions de croissance est dûe au bon comportement des secteurs non primaires (5,9et principalement la construction, les services et le commerce.  
 
La demande globale a augmenté de 5,8u fait :  
de la progression sensible de l’investissement privé (8,8 notamment minier et dans les hydrocarbures ; - de la remarquable hausse des exportations qui auront plus que doublé en 5 ans ;  
et de la consommation privée qui, après quatre années de croissance moyenne de 3,1aurait atteint 4,5 
 
Par ailleurs, le 15 juin 2005, Lima a signé avec le Club de Paris un accord portant sur le remboursement anticipé d’une partie de sa dette. Ce dipositif permettra au Pérou de réaliser des économies non négligeables, estimées globalement à 70 MUSD, et d’alléger sensiblement dans les cinq années à venir, la charge de la dette publique ramenée à 350 MUSD par an.  
 
La situation sociale reste en revanche très fragile : 50es Péruviens vivent en dessous du seuil de pauvreté (dont 18,5ans l’extrême pauvreté). 68ont sans emploi (8ou sous-employés (60 Un Programme d’urgence sociale productive a été mis en oeuvre pour la création d’emplois subventionnés dans les zones rurales et le secteur des travaux publics. L’aide de la communauté internationale a été sollicitée dès octobre 2001 afin de satisfaire une partie des besoins de financement du programme (600 M$ sur deux ans).  
 
 

 

(c) Observatoire d'Analyse de la Politique Internationale des Etats Americains-Observatorio de Analisis de la Politica Internacional de los Estados Americanos - Créé à l'aide de Populus.
Modifié en dernier lieu le 22.12.2006
- Déjà 2763 visites sur ce site!